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Samedi 23 décembre 2006

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LE LIVRE DE JIMMY CARTER SUR LA PALESTINE FAIT SENSATION

 

Le nouveau livre de l'ancien président américain James Carter a provoqué un choc salutaire dans le monde politique et parmi la population, aux Etats-Unis et à l'étranger. Dans ce livre, fortement attaqué pour son titre : Palestine : Peace, not Apartheid, Carter estime que la politique israélienne est comparable à celle de l'apartheid imposée naguère en Afrique du Sud.



 

  LE LIVRE DE JIMMY CARTER SUR LA PALESTINE FAIT SENSATION

 
 
Dans une déclaration en date du 10 décembre, Lyndon LaRouche est venu à la défense de Carter : « Si j’interviens aujourd’hui pour défendre l’ancien président Jimmy Carter, c’est pour deux raisons. D’abord, il a raison sur la question du titre de son livre. Ce qu’appliquent les Israéliens et d’autres à l’égard des Palestiniens ne diffère pas, en pratique, de l’apartheid. Tout politicien lucide et intelligent, à ma connaissance, est d’accord là-dessus, même si très peu d’entre eux, qui se comportent en "bête politique", l’avouent en public.

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« Deuxièmement, en tant qu’ancien Président, Jimmy Carter adopte à son tour le rôle joué par John Quincy Adams et Dwight Eisenhower. (...) L’ancien président Carter a eu le grand malheur d’être élu à une époque (1970-1981) où la destruction de l’économie américaine était la politique dominante imposée à tout Président (...) sous l’influence hégémonique d’institutions comme la Commission trilatérale. Il est sorti de cette expérience amer et bouleversé, mais depuis, il a contribué, parfois en cavalier seul, à faire revivre le rôle du président Eisenhower pour ce qui est des services rendus après avoir quitté la Maison Blanche. L’héritage Eisenhower-Carter transparaît dans la question de la politique américaine au Moyen-Orient. »

« Avec ce titre franchement honnête pour son livre, notre nation et la civilisation y trouveront probablement quelque chose de positif à gagner. Le travail de la Commission Baker-Hamilton n’est pas parfait, mais il peut servir de rampe de lancement pour adopter de toute urgence les changements politiques nécessaires afin de sauver notre nation des odieuses folies de l’administration actuelle.

« Faute d’une solution pacifique au conflit arabo-israélien, il n’y a plus aucun espoir pour la survie même d’Israël, ni pour le "Moyen-Orient" dans son ensemble. Si le "Moyen-Orient" est perdu - et la politique de Bush-Cheney est l’assurance d’une catastrophe effective sur place d’ici peu - on risque de voir toute la planète s’embraser dans des crises politico-stratégiques. Jimmy Carter a raison. »

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De son côté, l’ancien Président a riposté contre la cabale de néo-conservateurs et de sionistes qui ont attaqué son livre. Dans le Los Angeles Times du 8 décembre, il observe : « Les nombreuses questions controversées concernant la Palestine et la voie vers la paix pour Israël sont intensément débattues entre Israéliens et dans d’autres nations - mais pas aux Etats-Unis », où il déplore « la sévère restriction de toute discussion libre et équilibrée des faits » en raison du lobbying de l’AIPAC (Comité d’action politique israélo-américain) et de l’absence de réelle contestation. « Il serait pratiquement suicidaire sur le plan politique, poursuit-il, pour les membres du Congrès d’adopter une position équilibrée entre Israël et la Palestine, de proposer qu’Israël se conforme au droit international ou de plaider en défense de la justice et des droits humains pour les Palestiniens. (...) Ce qui est encore plus difficile à comprendre, c’est pourquoi les pages de la rédaction des grands journaux et magazines aux Etats-Unis pratiquent une telle restriction, contrairement aux évaluations privées exprimées avec force par leurs correspondants en Terre sainte. »

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Reprenant les critiques lancées contre son livre par les médias ainsi que par deux membres du Congrès, il ajouta que « dans le monde réel, la réponse a été, en majorité, extrêmement positive », décrivant les réactions lors de séances de dédicace en librairies. Pour ne citer qu’un exemple, dans une librairie de Los Angeles, les 1500 exemplaires de son livre avaient été vendus en totalité deux heures avant l’événement. « J’ai reçu les plus vifs encouragements d’éminents citoyens juifs et de membres du Congrès, qui m’ont remercié en privé d’avoir présenté les faits et quelques idées nouvelles. »

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Parmi ces réponses positives, citons l’intervention du rabbin Michael Lerner : la paix, dit-il, « est entravée par les puissantes voix de l’AIPAC et du courant majoritaire de la communauté juive organisée, qui parviennent à terrifier même les élus les plus libéraux pour qu’ils soutiennent aveuglément toute politique défendue par le gouvernement israélien actuel. (...) Les jeunes Juifs ne peuvent exprimer en sûreté leurs critiques de la politique israélienne sans qu’on leur dise qu’ils sont déloyaux ou "se détestent". Des élus me disent en privé qu’ils sont d’accord avec la "voie médiane progressive" de Tikkun, plus équilibrée, qui est à la fois pro-Israël et pro-Palestine. »

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Par ailleurs, l’Anti-Defamation League a commencé, la semaine dernière, à publier des annonces critiquant Carter dans de grands journaux comme le New York Times, le Washington Post, le Los Angeles Times et l’Atlanta Journal-Constitution. Paru dans le New York Times du 11 décembre sous le titre : « Il n’y a qu’une chose honnête à propos du nouveau livre du président Carter : les critiques », le texte reprend les dénonciations du député John Conyers, de la nouvelle présidente de la Chambre Nancy Pelosi et de l’ancien directeur du Carter Center. On peut y lire que Carter n’a pas tenu compte de l’offre de créer un Etat palestinien, faite par Israël au sommet de Camp David en 2000, ni de l’élection du Hamas, et qu’il met la crise au Moyen-Orient sur le dos « de mythes comme le contrôle juif du gouvernement et des médias ».

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Le quotidien new-yorkais cite par ailleurs le directeur de l’ADL, Abe Foxman : « La raison qu’il invoque pour avoir écrit ce livre, c’est le canular éhonté selon lequel les Juifs contrôlent le débat dans ce pays, surtout en matière de médias. C’est sérieux, parce qu’il ne s’agit pas d’un quelconque observateur ou analyste. C’est un ancien Président des Etats-Unis. »

Source : alterinfo.net

 
Par Maryam
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Samedi 23 décembre 2006

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LETTRE DE JÉSUS-CHRIST À GEORGES W.BUSH

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G.W.BUSH QUI SE CROIT EN MISSION SPÉCIALE DE DIEU POUR METTRE EN OEUVRE SES POLITIQUES ET SES GUERRES SE VOIT INTERPELLÉ, DANS LA PRÉSENTE LETTRE, PAR JÉSUS-CHRIST QUI LUI RAPPELLE CERTAINS ASPECTS DE SON MESSAGE QUI NE VONT PAS DU TOUT DANS LE SENS DE L'ACTION QU'IL MÈNE.

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LETTRE OUVERTE DE JÉSUS-CHRIST
À GEORGES W.BUSH
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Mon cher Georges, je n'ai pas l'habitude d'écrire ouvertement des lettres comme celle que je m'apprête à t'écrire. Seules des circonstances exceptionnelles expliquent cette initiative. Je te sais très religieux et tu ne manques pas d'occasion pour me prendre à témoin de tes décisions et des paroles que tu dis. Cependant, je t'avouerai que je me sens bien mal à l'aise d'être ainsi mis à contribution pour soutenir et encourager des actions qui vont, plus souvent que moins, à l'encontre des valeurs et du témoignage que j'ai apportés à l'humanité. Je regrette que certains responsables d'églises se fassent aussi discrets, pour ne pas dire complaisants, quand vient le temps de te rappeler certaines vérités fondamentales des Évangiles.


En tout premier lieu, je tiens à te rappeler que mon Royaume n'est pas de ce monde (Jn. 18,36), car s'il l'était il y a belle lurette que mon Père m'aurait envoyé des légions d'anges ( Mt.26,53) pour vaincre mes ennemis. Le monde que tu cherches à bâtir avec tes armées n'a donc rien à voir avec mon Royaume. Tu parles d'un monde de liberté alors que tu sais très bien que la grande majorité des humains de la terre vit sous la domination de forces qui les retiennent dans l'exclusion. La mortalité infantile, les épidémies de toute sorte, l'analphabétisme, les logements insalubres, le manque de travail sont autant de contraintes à cette liberté que j'ai pourtant prêchée et pour laquelle j'ai témoigné. La liberté du Royaume, mon cher Georges, ne s'adresse pas seulement à un groupe sélect d'humains, mais à tous les humains de la terre. Regarde simplement tes dernières mesures prises contre Cuba, ton voisin du sud. Penses-tu qu'elles sont le reflet des valeurs de mon Royaume ? Penses-tu faire ainsi œuvre d'Évangile ? Tu sais bien que non. Il en va de même pour ta guerre en Irak et ton acharnement contre tout ce qui touche les intérêts de certains groupes puissants de ton peuple. Je ne peux pas, Georges, cautionner une telle approche et la vision d'une telle liberté. Ce n'est pas ce type de Royaume que mon Père m'a envoyé annoncer. N'oublie pas que tous les humains sont tes frères. Quand tu dis Notre Père pense à tous tes ennemis qui sont tes frères.
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En second lieu, je tiens à te mentionner que toute ma vie sur terre j'ai prêché et répété à profusion qu'il ne nous appartenait pas de juger qui que ce soit ni de séparer le bon grain du mauvais (Mt. 13,24). Ta croisade contre les « voyous », les « terroristes », ceux et celles qui s'élèvent contre tes politiques et que tu identifies aux forces du « mal » va directement à l'encontre de ce que j'ai témoigné. N'ai-je pas dit qu'il y aura bien des surprises au jugement dernier ? Toi qui lis la bible régulièrement, n'as-tu pas lu le récit du jugement dernier que rapporte Mt.25, 31. Rappelle-toi que les forces du bien se reconnaissent par la recherche de la vérité et non du mensonge, par la promotion de la justice et non de l'exploitation, par la recherche de la paix et non de la domination, par l'humilité et non l'orgueil ou la suffisance.
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En troisième et dernier lieu, je te dirai que ceux et celles qui se revendiquent de moi sans tendre à être des serviteurs doux et humbles des laissés pour compte de la terre ne sont que des sépulcres blanchis : « …au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d'ossements de morts et d'impuretés de toutes sortes. Ainsi de vous : au-dehors vous offrez aux hommes l'apparence de justes, alors qu'au-dedans vous êtes remplis d'hypocrisie et d'iniquité… » (Mt.23, 27-28).
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Mon cher Georges, réfléchis bien à ta foi et aux actions que tu poses.
Ton zèle t'aveugle et ton orgueil te trompe.
Tu as besoin d'une seconde conversion.
Il n'est pas trop tard….
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Selon Oscar Fortin
http://humanisme.over-blog.com
Par Maryam
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Samedi 23 décembre 2006

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Ahmadinejad: Israël disparaîtra

comme l'URSS a disparu (Nezavissimaïa gazeta)

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Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a inopinément décidé de rappeler à l'opinion l'époque où l'URSS existait. Une nouvelle fois il a prédit la disparition d'Israël de la carte du monde et comparé ce processus à l'éclatement de l'Union soviétique. Il a déclaré que telle était "la volonté de Dieu et de tous". Ces propos, Mahmoud Ahmadinejad les a tenus lors d'un discours prononcé devant la conférence internationale sur l'Holocauste qui vient de se tenir dans la capitale iranienne.

Ahmadinejad: Israël disparaîtra comme l'URSS a disparu (Nezavissimaïa gazeta)
 
Jusqu'à jeudi soir le ministère russe des Affaires étrangères n'avait pas commenté les propos de Mahmoud Ahmadinejad concernant l'URSS, tout comme il n'avait pas fermement condamné la tenue de la conférence. Or, le discours du président iranien a été salué avec enthousiasme par les délégués à la conférence.

"Grâce au souhait des gens et de par la volonté de Dieu le régime sioniste est en voie de disparition, ce que Dieu a promis et est souhaité par tous les peuples du monde. Tout comme l'Union soviétique a disparu, le régime sioniste disparaîtra lui aussi bientôt", a déclaré Mahmoud Ahmadinejad, soulevant un tonnerre d'applaudissements. Rappelons qu'après la révolution islamique en Iran l'URSS avait officiellement été proclamée Etat inamical. Feu l'ayatollah Khomeyni avait même refusé de serrer la main d'Edouard Chevarnadze qui, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères de l'URSS, avait rendu visite au leader iranien dans sa demeure.

Les tentatives faites par Téhéran pour réviser l'histoire de la Seconde Guerre mondiale ont été réprouvées par le président en exercice de l'OSCE et ministre belge des Affaires étrangères, Karl de Gucht, par la chancelière allemande, Angela Merkel et plusieurs autres personnalités officielles. La Finlande, présidente en exercice de l'Union européenne, ainsi que le Vatican et l'ONU ont condamné l'entreprise. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Saltanov, a qualifié d'"inutile" la conférence de Téhéran sur l'Holocauste.

En dépit de la critique internationale, les participants à la conférence - quelque 70 chercheurs de trente pays du monde - ont décidé de ne pas en rester là. A l'issue des débats ils ont constitué un comité d'études comprenant des experts d'Iran, de Syrie, de Bahreïn, des Etats-Unis, du Canada, de France, d'Autriche et de Suisse. Pourraient également en faire partie des participants à la conférence comme le leader de l'organisation raciste américaine Ku Klux Klan, David Duke, et le chercheur français négationniste Robert Faurisson.

Un scientifique russe aussi a pris part à la conférence, il s'agit de Viktor Nadeïn-Raïevski, de l'Institut de l'économie mondiale et des relations internationales relevant de l'Académie des sciences de Russie. Il a qualifié la conférence de "parade de révisionnistes". "Ils peuvent à discrétion prétendre que les chiffres concernant le nombres de Juifs tués pendant l'Holocauste sont exagérés, ils peuvent même nier l'existence de l'Holocauste, cela ne modifiera en rien l'histoire", a ajouté le chercheur.
 
 
Source : alterinfo.net 
Par Maryam
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Vendredi 29 décembre 2006

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Construction d'une grande mosquée à Créteil

 

 

Par Maryam
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Vendredi 29 décembre 2006
Par Maryam
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Vendredi 29 décembre 2006

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Au sujet du “droit d'Israël d'exister” - Ce qui est demandé est un jugement moral

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John V. Whitbeck, avocat international, est l'auteur de "The World According to Whitbeck" (“Le monde selon Whitbeck”).

Maintenant qu'une guerre civile, recherchée depuis longtemps par Israël, les Etats-Unis et l'Union Européenne, est sur le point d'éclater, il est temps d'examiner la justification mise en avant par Israël, les Etats-Unis et l'Union Européenne de la punition collective infligée au peuple palestinien en représailles à son « mauvais » choix lors des élections démocratiques de janvier dernier – c'est-à-dire le refus du Hamas de « reconnaître Israël » ou de « reconnaître l'existence d'Israël » ou de « reconnaître à Israël le droit d'exister ».


Par John V. WHITBECK > jvwhitbeck@awalnet.net.sa

 Au sujet du “droit d'Israël d'exister” - Ce qui est demandé est un jugement moral

 

Ces trois formulations ont été utilisées de façon interchangeable par les médias, les politiciens et même les diplomates, comme si elles signifiaient la même chose. Ce qui n’est pas le cas.

Reconnaître Israël” ou n’importe quel autre Etat est un acte officiel légal/diplomatique par un Etat envers un autre Etat. Il est inapproprié – et même absurde – de parler d’un parti ou d’un mouvement politique, même appartenant à un Etat souverain, qui donnerait reconnaissance diplomatique à un Etat. Parler de la «reconnaissance d’Israël» par le Hamas est tout simplement nul, un raccourci trompeur qui sème la confusion sur la demande réelle qui est faite.

Reconnaître l’existence d’Israël n’est pas un non-sens logique et implique, à première vue, la reconnaissance manifeste d’un fait de la vie – comme la mort et les impôts. Pourtant, cette formulation comporte de sérieux problèmes pratiques. Quel Israël, à l’intérieur de quelles frontières, cela concerne-t-il ?

- Les 55% de la Palestine historique recommandés pour un Etat juif par l’Assemblée Générale des Nations Unies en 1947 ?

- Les 78% de la Palestine historique occupés par Israël en 1948 et considérés maintenant partout dans le monde comme « Israël », ou « territoire israélien » (« Israël proper » en anglais) ?

- Les 100% de la Palestine historique occupés par Israël depuis juin 1967 et montrés comme étant « Israël » sur les cartes des livres de classe israéliens
?

Israël n’a jamais défini ses propres frontières, puisque le faire le limiterait nécessairement. Cependant, si c’est tout cela qui était demandé au Hamas, il lui serait possible de reconnaître, comme un fait avéré, qu’un Etat d’Israël existe aujourd’hui à l’intérieur de quelques frontières spécifiées.

Reconnaître à Israël le droit d’exister”, la demande réelle, est d’un niveau totalement différent. Cette formulation ne concerne pas des formalités diplomatiques ou une simple acceptation de réalités présentes. Elle appelle un jugement moral.

Il y a une différence ENORME entre « reconnaître l’existence d’Israël » et « reconnaître à Israël le droit d’exister ».

D’un point de vue palestinien, la différence est de même niveau que de demander à un Juif de reconnaître que l’Holocauste a eu lieu et lui demander de reconnaître qu’il était « juste » que l’Holocauste ait eu lieu – que l’Holocauste (ou, dans le cas des Palestiniens, la Nakba) était moralement justifié.

Demander aux Palestiniens de reconnaître « à Israël le droit d’exister », c’est demander à des gens qui ont été traités, depuis presque 60 ans, et continuent d’être traités, comme des sous-hommes de proclamer publiquement qu’ils SONT des sous-hommes – et, au moins implicitement, qu’ils méritent ce qui a été fait, et continue d’être fait contre eux.
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Même les gouvernements US du 19ème siècle n’ont pas demandé aux Natifs américains survivants de proclamer publiquement la « justesse » de leur nettoyage ethnique par les Visages Pâles comme préalable à toute discussion sur la réserve dans laquelle ils seraient enfermés – sous blocus économique et menace de famine jusqu’à ce qu’ils perdent tout ce qui leur reste de fierté et concèdent ce point.

Certains croient que Yasser Arafat a accepté cette reconnaissance pour en finir avec la sauvagerie de la diabolisation et gagner le droit d’être sermonné directement par les Américains. En fait, dans sa fameuse déclaration de Stockholm en 1988, il a accepté « le droit à Israël d’exister en paix et en sécurité ». Cette formulation, d’une manière significative, concerne les / conditions / de l’existence d’un Etat qui, de fait, existe. Elle n’implique pas la question existentielle de la « justesse » de la dépossession et de la dispersion du peuple palestinien de sa terre natale pour faire de la place à un autre peuple venu de l’étranger.

L’invention de la formulation droit à Israël d’exister" et son utilisation comme excuse pour ne discuter avec aucun gouvernement palestinien qui défendrait les droits fondamentaux du peuple palestinien, est attribuée à Henry Kissinger, le grand maître ès-cynisme diplomatique.

On peut douter que les Etats qui continuent à utiliser cette formulation le fassent en pleine conscience de ce qu’elle sous-entend, moralement et psychologiquement, pour le peuple palestinien et dans le même but cynique – une sorte de barrage empêchant toute avancée vers la paix et la justice en Israël/Palestine et une manière de donner encore plus de temps à Israël pour créer des situations irréversibles et blâmer en même temps les Palestiniens pour leurs propres souffrances.

Cependant, de nombreux citoyens honnêtes et de bonne volonté peuvent se laisser tromper par la simplicité superficielle des mots « le droit à Israël d’exister » (et encore plus aisément par les deux autres raccourcis) et croire qu’ils constituent une demande raisonnable et évidente, et que le fait de refuser une telle demande raisonnable est certainement un signe de perversité (ou d’ « idéologie terroriste ») plutôt que la nécessité de se raccrocher au respect de soi-même et à la dignité comme des êtres humains à part entière, ce que ressentent profondément et comprennent parfaitement, du fond de leurs coeurs et de leurs esprits, des gens trompés depuis longtemps qu’on a dépouillés de presque tout ce qui fait que la vie vaut le coup d’être vécue.

Ceci est avéré par les sondages montrant que le pourcentage de Palestiniens qui approuvent la fermeté du Hamas et son refus de plier devant cette demande humiliante de l’ennemi, malgré l’intensité des souffrances et douleurs économiques infligées par le siège israélien et occidental, dépasse de façon significative le pourcentage de population qui a voté pour le Hamas en janvier dernier.

Il n’est peut-être pas trop tard pour que les esprits honnêtes de par le monde attirent l’attention sur le caractère déraisonnable – et même immoral - de cette demande et sur la formulation verbale qui la sous-tend, dont l’utilisation abusive a déjà causé tellement de souffrances et menace d’en causer encore bien d’autres.
 
 
Source : CounterPunch
Par Maryam
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Mercredi 3 janvier 2007

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Oncle Hamas prend soin des Palestiniens

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L'Occident qualifie le Hamas d'organisation terroriste, mais dans la Bande de Gaza, l'organisation Islamiste est largement respectée pour son aide aux familles dans le besoin.
Les groupes d'aide internationale font également l'éloge du Hamas comme étant exempte de corruption.
"En fait, toutes les études ont conclu que le Hamas fonctionne sans trace de corruption. Ceci lui a permis de gagner le respect de la population au cours des années."

Par Ulrike Putz


 Oncle Hamas prend soin des Palestiniens

 Etidal Sinati a sombré dans la pauvreté une nuit de mars 2003.

Les hélicoptères israéliens menaient des attaques aériennes au-dessus du camp de réfugiés de Jabalia, au nord de Gaza City et le mari d'Etidal, Mohamed, et un groupe d'autres hommes du quartier sont sortis pour évaluer les dégâts.

Mais les Israéliens n'étaient pas partis ; un hélicoptère de combat est revenu et a tiré sur les spectateurs. Le mari d'Etidal a été tué, la laissant avec sept enfants et personne pour prendre soin d'eux.

Durant la nuit, les Sinati sont devenus un cas d'assistance sociale -- et des fidèles du Hamas. Le groupe islamiste radical a pris sous son aile la famille sans ressources.

"Mon mari n'était pas un partisan du Hamas. En fait, il était pour le Fatah", dit Sinati, maintenant veuve. Il fait froid dans son deux-pièces ; un oncle attardé mental est assis dans un coin. Il rit de temps en temps tout seul et met sa couverture de laine sur sa tête. "Mais sans le Hamas, nous n'aurions pas survécu, et même avec leur soutie, ça été difficile".

La pension officielle pour l'épouse d'un "martyr" -- un Palestinien tué par l'armée israélienne -- est de 100 Euros tous les trois mois. Pour une famille nombreuse vivant à Gaza, c'est suffisant pour un bon repas de fruits de mer, mais cela ne suffit pas pour vivre.

"Donc le Hamas a adopté mes enfants", dit Etidal Sinati. La veuve reçoit 15 Euros par mois pour chaque enfant, et tous ses enfants vont gratuitement dans une école gérée par le Hamas.

"J'ai voté pour le croissant aux élections de janvier", dit Etidal qui est illettrée. Le croissant de lune est le symbole du Hamas.



Un parti pour les pauvres



À première vue, le Hamas, un parti qui s'occupe des pauvres avec son argent et des dons, semble jouer un air bien connu sur l'instrument du populisme.
D'un autre côté, toutes les principales organisations d'aide internationale chantent les éloges du groupe Islamiste quand il s'agit de la qualité de son travail.

"Dans le rapport de 2003 d'International Crisis Group, la plus importante ONG américaine a donné la note de parfait au travail du Hamas ; ils ne pouvaient pas accomplir un meilleur résultat" dit Helga Baumgarten, un conférencier à l'université de Birzeit à Ramallah.

Baumgarten pense que le succès du parti, qui est issu des Frères Musulmans radicaux en 1987, est basé sur deux facteurs : le travail fortement professionnel des agences d'aide sociale du groupe et l'intégrité souvent-citée du Hamas.

"En fait, toutes les études ont conclu que le Hamas fonctionne sans trace de corruption", dit Baumgarten. "Ceci lui a permis de gagner le respect de la population au cours des années."

Néanmoins, le Hamas n'est pas un parti modéré. Il se voit comme l'avant-garde de la résistance palestinienne contre l'occupation israélienne.
Après son étonnante victoire électorale en janvier, l'organisation a refusé de renoncer au conflit armé ou de reconnaire Israel.

Son utilisation répétée des attaques-suicides contre les citoyens israéliens depuis sa création a également contribué au fait que le Hamas soit classé comme organisation terroriste en Occident -- en dépit de ses activités caritatives au jour le jour.

Mais il est difficile de dire si le Hamas utilise délibérément son travail caritatif pour générer de la sympathie parmi la population. "L'engagement social n'est pas un moyen pour arriver à ses fins ; Je n'interpréterais pas cela comme purement de l'exploitation", dit Baumgarten. Et même si cela était, des partis dans le monde entier n'agissent pas différemment.



Construire sur la Foi

Al-Mujamma al-Islami, ou le Centre Islamique, au sud-est de Gaza City est la preuve indéniable que le Hamas construit littéralement sur la foi.

La mosquée au rez-de-chaussée du Centre nouvellement construit a fonctionné pendant des semaines, alors que les employés du centre s'asseyaient entre les boîtes au quatrième étage au-dessus de la galerie des femmes dans la salle de prière.

Le centre, fondé en 1973 par Cheik Ahmed Yassin ce qui fait de lui le centre d'aide le plus ancien de Gaza, s'était trop développé pour son ancien local. Ses 150 employés ont déménagé dans leurs nouveaux bureaux le week-end.

Au début, l'homme en chaise roulante, Yassine, qui a fondé le Hamas en 1987 et a été tué dans un assassinat ciblé aux missiles par les Israéliens en 2004, contrôlait les financements de l'organisation depuis la salle de séjour de sa modeste maison à quelques rues d'ici.

Aujourd'hui le centre s'est transformé en une institution caritative géante à Gaza, faisant fonctionner 16 jardins d'enfants, 30 écoles Coraniques, et fournissant à des milliers de familles de l'argent, de la nourriture et des vêtements. Le centre paye également un soutien d'enfant à 5.000 orphelins.
Etidal Sinati reçoit ici le paiement des aides pour ses sept enfants.

Nidal Shabana, le directeur du centre, gère actuellement un budget annuel d'environ 1 million de dollars.
En dépit de sa position, Shabana reste un homme modeste, bien qu'un soupçon de fierté pour son travail filtre quand il parle de l'équipe Islamique de ping-pong qui a récemment gagné les championnats de Gaza sous sa direction. "La modestie et l'honnêteté sont des principes qui sont particulièrement appréciés dans l'Islam", dit-il.

Quand on lui demande son avis sur la force grandissante des partis Islamistes dans le monde Arabe -- un phénomène considéré avec une grande inquiétude en Occident -- Shabana devient circonspect.

Le comportement des chefs Islamiques s'avère justement être exemplaire, dit-il, en ajoutant qu'ils ont les mains propres. D'une façon indirecte, Shabana explique qu'il considère que les chefs politiques dans les états Arabes voisins sont corrompus et moralement faibles.

Depuis les années 70, l'échec des régimes autoritaires dans le monde Arabe -- dominés par des familles dirigeantes attentives à garnir leurs propres portefeuilles et des bureaucraties gonflées et inefficaces -- a mené les groupes Islamistes à combler un vide social et politique dans les Territoires Palestiniens, au Liban, en Egypte et en Jordanie.

Le fait que le Hamas n'ait pas reçu de reconnaissance comme seul parti au pouvoir dans les Territoires Palestiniens est nullement une bizarrerie locale. La résistance à la recherche du pouvoir du Hezbollah à Beyrouth est similaire.

Ces organisations fondamentalistes religieuses sont une menace pour les régimes établis de la région ; il n'y a pas qu'Israel et ses alliés occidentaux qui soient intéressés par la maitrise des Islamistes.

Etidal Sitani se rend également compte que l'organisation qui a jeté à sa famille une bouée de sauvetage fait face à la pression à l'intérieur des Territoires Palestiniens et de l'étranger. Mais cela n'a fait que renforcer le soutien de Sitani à ses bienfaiteurs.

Son fils plus âgé a récemment essayé l'uniforme de son père. Mais tandis que le père était un réserviste dans l'une des forces de la sécurité du mouvement Fatah, le fils projette de se battre pour le Hamas.
"Je ne lui permettrai pas encore de rejoindre les milices. Après tout, il n'a que 15 ans", dit la mère. "Il pourra le faire quand il aura 20 ans".


 

 

Par Maryam
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Vendredi 5 janvier 2007

Tapage politique autour du premier congressiste musulman américain (vidéo)

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Les américains ont vu rouge.

Le premier senateur musulman a réfusé de preter serment sur la bible.

Il a finalement preté serment sur le coran qui appartenait à Thoma Jefferson.
Une petite satisfaction pour certains hypocrites...

Les americains pensent que leur religion est au dessus des autres de plus qu'il n'est pas obligatoire de preter serment sur la bible ou un quelconque livre religieux.


 


Plus on s'approche de la recomposition du 110ème Congrès américain, plus monte le ton contre le premier congressite musulman. Keith Ellison a été élu aux élections du 7 novembre, député de Minnesota. Premier député musulman à entrer au Congrès américain, Ellison a affirmé qu'il voulait prêter serment sur le Coran, non sans provoquer, bien sûr, la colère de ses futurs collègues surtout ceux de l'aile dure de la chambre des représentants. La décision de Keith Ellison met en question les valeurs américaines, a constaté le Sénateur républicain Sam Brownback.

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Tapage politique autour du premier congressiste musulman américain (vidéo)
 
Tapage politique autour du premier congressiste musulman américain

 


Plus on s'approche de la recomposition du 110ème Congrès américain, plus monte le ton contre le premier congressite musulman. Keith Ellison a été élu aux élections du 7 novembre, député de Minnesota. Premier député musulman à entrer au Congrès américain, Ellison a affirmé qu'il voulait prêter serment sur le Coran, non sans provoquer, bien sûr, la colère de ses futurs collègues surtout ceux de l'aile dure de la chambre des représentants. La décision de Keith Ellison met en question les valeurs américaines, a constaté le Sénateur républicain Sam Brownback.


 
Un autre député républicain de la Chambre des représentants américaine, Virgil Goode s'est énergiquement opposé à ce que le député musulman de Minnesota accomplisse sa prestation de serment sur le saint Coran. Chrétiens ou juifs, les députés américains ont effectivment toujours eu la liberté de mettre la main sur leur livre céleste, qu'il soit la Bible ou la Thora, lors de prestation de serment pour officialiser leur entrée au Congrès. La liberté de conviction est par ailleurs l'un des principes indiqués de façon explicite dans la Constitution américaine. Cependant, depuis les attentats du 11 septembre 2001, la vague d'islamophobie a pris de l'ampleur aux Etats-Unis, malgré les slogans des responsables états-uniens sur la liberté confessionnelle et d'expression. Selon les bilans officiels, le nombre des contribuables musulmans aux Etats-Unis s'éleve à 6 à 9 millions. Tout commes les autres Américains, les citoyens musulmans paient les impôts, contribuent au processus de progrès du pays et respectent les valeurs essentielles de la société US. Cependant, certaines raisons ont jusqu'à présent empêché la présence des Musulmans sur la scène politique américaine. En la personne de Keith Ellison, les Musulmans américains voient leur première chance et leur premier espoir de faire entendre les exigences toujours ignorées aux législateurs. Les Musulmans aux Etats-Unis sont victimes de la conception erronée des US citizens de la religion musulmane.

Sous pression des lobbies sionistes ou à cause des orientations extrémistes, les médias américains ont présenté, ces dernières années, des Musulmans comme des sources de violence et de terrorisme, nocifs pour la stabilité et la sécurité du pays voire de l'Ocident tout entier ; alors que les chiffres de la criminalité et de la délinquance dans la communuté musulmane sont inférieures que ceux enregistrés chez d'autres minorités religieuses de la société américaine. Les Musulmans des Etats-Unis mènent une vie relativement calme. Dans ce contexte, le tapage, teinté d'islamophobie, pour la simple rasion qu'un congressiste musulman serait présent dans l'enceint du Congrès, aux côtés de ses 434 autres collègues, ne ferait que ternir l'image des Etats-Unis en tant que pays multinational et d'immigration comme le prétend son Président ; imposant, hélas, un isolement socio-politique à la communauté musulmane américaine.
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Source: alterinfo
 
 
Par Maryam
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Vendredi 5 janvier 2007

*Etes-vous sûr d'aimer la France, Monsieur Sarkozy, plus que les autres Français...

LE VRAI SARKOZY ''Sarko l'Américain'' (dernière mise à jour le 12 octobre 2006)
 
Lettre ouverte à Sarkozy

Etes-vous sûr d'aimer la France, Monsieur Sarkozy, plus que les autres Français...
*

Monsieur le Président de l'UMP, Monsieur le Ministre, vos déclarations aussi impulsives qu'intempestives sur les jeunes révoltés des banlieues (racaille, nettoyer les banlieues au Karcher, aimer la France ou la quitter et autres noms d'oiseaux variés) ainsi que votre dernière trouvaille de loi sur l'immigration, conduisent naturellement à penser que vous agissez contre les intérêts supérieurs de votre propre pays, la France. Elles trahissent en définitive un profond sentiment de désarroi et de rejet de cette même France que vous appelez d'autres à aimer sinon à la quitter. Cette singulière attitude n'est pas la meilleure des manières d'aimer la France et encore moins de la faire aimer. Voici pourquoi.

Vous qualifiez les jeunes beurs révoltés de racaille, exactement comme les nazis de Hitler et leurs héritiers actuels ( Le Pen, de Villiers et consorts) qualifiaient les juifs de vermine. Cette insulte inqualifiable (racaille, vermine) dite par un ministre français en poste et président de parti, l'UMP, gaulliste de surcroît, prétendant déclaré à la présidence de la République Française, est humainement insupportable, vraiment insupportable, Monsieur Sarkozy. Elle conduit et appelle surtout à de plus violentes révoltes génératrices à leur tour de haines et de divisions entre les communautés, entre les religions, entre les citoyens d'un même pays. De fait, l'insulte que votre seule impulsivité n'explique pas, par sa défiance irresponsable et son caractère provocateur, atteint les jeunes et leurs familles, dans leur dignité d'êtres humains, dans leur amour-propre de jeunes et dans leurs droits républicains de citoyens français. Tout porte donc à croire que vous poussez volontairement la France minoritaire des banlieues, la France du ghetto, à plus de violences aux seules fins de d'effrayer l'autre France, la majoritaire, la France tranquille, celle qui vote et dont vous serez, naturellement, le seul et le plus grand défenseur ; on l'aura deviné.

Ainsi, vous vous posez plus et mieux que Le Pen en défenseur autoproclamé des Français de souche, pur beurre, contre cette « barbarie française » des banlieues que vos discours suggèrent arabe, islamique et africaine et que, entre nous soit dit, vous avez vous-même contribué à créer, à provoquer ; vos diverses polices aidant. Agir ainsi, Monsieur Sarkozy, est-ce le meilleur moyen d'aimer la France ? Est-ce le meilleur moyen de paraître plus français que français ? Est-ce le meilleur moyen de rassurer ces centaines de millions de musulmans, d'Africains et d'Arabes qui entretiennent avec la France des rapports historiques et qui demandent, maintenant plus que jamais, à être assainis, clarifiés ?

Car, pour mémoire, sachez Monsieur Sarkozy que pour devenir chancelier, Hitler avait agi comme vous, exactement comme vous le faites aujourd'hui ; faire peur au brave petit peuple et se poser en muraille infranchissable contre la « racaille » des banlieues arabes, islamiques et africaines qui menacent la quiétude du brave et grand peuple de France. Dans le même contexte argumentaire que développait Hitler contre les communistes allemands et la « vermine » juive. Vous connaissez la suite, Monsieur Sarkozy : 60 millions de morts. Cette même « racaille » que vous comptez nettoyer au Karcher dans les banlieues est issue, à son corps défendant, d'une autre « racaille » ces millions de Maghrébins, de musulmans, d'Africains qui ont fait tous vos champs de bataille, ont partagé vos souffrances, vos tranchées, vos défaites et aussi vos gloires.

Le seul cas algérien est édifiant. Les Algériens se sont battus avec et pour la France pendant plus d'un siècle : en Crimée, au Mexique, à Sedan, à Verdun, à la Marne, au Tonkin, à Madagascar, en Indochine et même en Algérie contre leur propre peuple. Ils sont des centaines de milliers d'Algériens à avoir donné leur vie pour la France. Combien de Hongrois l'ont fait, Monsieur Sarkozy, combien ? Aucun je crois ; ils se battaient en face pour Hitler. Ces mêmes Algériens, morts pour cette même France que vous croyez incarner aujourd'hui, ont été également traités de racaille et de sous-hommes par vos pairs d'alors. Sinon pourquoi étaient-ils utilisés comme chair à canon, boucliers humains dans toutes les grandes batailles que la France a menées pour sa survie ? Le plus caustique et, aussi, le plus affligeant est que cette « racaille », les tirailleurs algériens et les tabors marocains s'étaient battus à Marseille et Monté Cassino (Mont Cassin en français) contre les Panzergrenadiers allemands soutenus par des volontaires hongrois et français de la division Charlemagne ; la vraie racaille de droite et d'extrême droite dont les héritiers actuels s'appellent Le Pen, de Villiers et bien d'autres qui ont admiré et servi l'Allemagne nazie.

Au vu de vos inconduites, de votre ingratitude envers ces vaillants combattants, et de vos insultes fracassantes et récurrentes à l'endroit de l'immigration, je serais naturellement tenté de vous classer dans la seule rubrique de ceux qui semblent vous inspirer ; la racaille brune ; celle qui hait les Arabes, les Juifs et les Noirs Une seule raison m'interdit de le faire ; votre rang. De même, votre descendance juive par la mère aurait dû vous porter à mieux comprendre les souffrances humaines, celles des migrants, des exilés et des expatriés au lieu de prendre fait et cause systématiquement pour les bandits sionistes. Pourquoi ne pas entendre et rejoindre ces juifs français de cœur et d'esprit qui soutiennent et défendent leurs frères émigrés ? Parce que vous aussi, Monsieur Sarkozy, vous êtes un expatrié, un migrant et un exilé, de père légionnaire et de maman juive tout autant expatriée.

Ce ne sont ni des tares ni des motifs de haine et de rejet de l'autre surtout quand cet autre, l'immigré, avec moins de réussite, partage en mieux votre histoire et vous ressemble. Monsieur Sarkozy, on n'échappe pas à son passé, à son histoire, en crachant sur tout ce qui vous ressemble, sur tout ce qui n'est pas suffisamment et correctement français. Sinon, que veut dire cette terrible boutade que même Le Pen n'a pas (encore) prononcée « aimez la France ou quittez- la ! » A qui s'adresse cette sentence aux relents odieusement racistes ? Aux Français de souche comme ne l'est pas M. Sarkozy ? Non. Aux Européens de l'UE vivant en France ? Non.

Dans l'entendement du ministre français de l'Intérieur, la menace s'adresse seulement et exclusivement aux Français d'origine maghrébine, arabe, islamique et africaine. A vos yeux, Monsieur le Ministre, pour aimer la France, les Français de cette mauvaise origine, de cette mauvaise naissance diriez-vous, la racaille donc, selon vos propres dires, se doit d'être sage et soumise : n'envahissez pas le Stade de France pour dire votre mal-vie, ne brûlez pas les banlieues pour crier vos douleurs, vos misères, votre profonde solitude par l'exclusion organisée, ne manifestez pas vos colères contre le gouvernement de la France. Si vous le faites, c'est que vous n'aimez pas la France donc quittez la France. A-t-on dit cela aux révoltés de mai 68 ? Aux anti CPE ? Aux altermondialistes ? A José Bové ? Aux manifestants gay ? Dit-on à ces manifestants, à ces révoltés de quitter la France parce qu'ils ne l'aiment pas ?

Les jeunes de banlieues aiment la France, c'est leur pays, mais ils n'aiment pas les gouvernements de cette même France qui les confinent dans des ghettos, dans la malvie, dans la non-vie ; si vous dites aïe, j'ai mal, j'ai très mal, c'est que vous n'aimez pas la France, alors quittez-la, dites-vous Monsieur Sarkozy. Est-ce vraiment le meilleur moyen d'intégrer, de rassurer, de gagner ces jeunes que votre système a exclus ? Est-ce le meilleur moyen de rendre service à cette France que vous croyez servir et aimer, Monsieur le Ministre ? Ces pratiques, par leur lecture profondément raciste, sont attentatoires à l'honneur et à l'image de la France, à cette France supposée laïque et républicaine.

Monsieur Sarkozy, votre dernière loi sur l'immigration est à la fois choquante et amusante : Amusante : il y a quelques petits siècles, vos pairs choisissaient leurs émigrés, esclaves compris, selon des normes très proches de votre définition mise à jour de la racaille : analphabètes, costauds, forts et musclés, courageux, baroudeurs et combatifs. A l'époque, cette « racaille humaine », Monsieur Sarkozy, transformée par vos négriers et divers employeurs en bêtes de somme , en chair à canon, en harkis, en manœuvres et en divers OS, en main-d'œuvre bon marché qui a reconstruit à bas prix vos pays ravagés par vos seules et sales guerres, cette « racaille-là », dis-je, avait fait la prospérité et le bonheur de votre pays, la France.

Pendant des siècles, cette immigration, esclaves compris, était la plus prisée, la plus recherchée, la plus aimée, parce qu'elle faisait vos guerres en mourant pour vous, sans gloire et sans pleurs, qu'elle transpirait dans vos chantiers sans protester, qu'elle souffrait la misère et la faim sans crier, sans haine, qu'elle acceptait son exclusion sans manifester et sans brûler les symboles de son aliénation, de son humiliation. Cette « racaille-là », Monsieur le Ministre, a fait des petits ; ils sont dans vos banlieues. Ils ne veulent pas, ne veulent plus subir le sort dégradant de leurs parents, de leurs aïeux. Ils veulent exister, travailler, chanter, aimer ; seulement cela, parce qu'ils aiment la France.

Votre loi est choquante parce qu'elle introduit, encore une fois, des normes racistes et élitistes. Cette même logique raciste qui portait naguère vos pairs et vos systèmes à choisir, sélectionner vos migrants sur les seules valeurs marchandes de leur viande et de leurs muscles, les porte tout naturellement maintenant à les choisir sur son parfait contraire ; sur leurs performances intellectuelles, culturelles, techniques et scientifiques. Ce qui veut dire, en termes simples, que la France actuelle, celle de M. Sarkozy, le fils du migrant légionnaire hongrois, n'acceptera plus en France la racaille de la viande et des muscles, cette même racaille qui a sauvé la France à Verdun et à Monté Cassino ; ce glissement moral qui renseigne parfaitement sur l'amoralité de ses auteurs nous paraît, ici en terre d'Algérie, assez indécent et très choquant, Monsieur le Ministre ; vous en conviendrez, je l'espère.

Et, plus grave encore, cette loi va tout naturellement pousser les cadres et élites du tiers-monde, africaines en particulier, à s'expatrier massivement pour venir enrichir la France des têtes, de l'immigration choisie pas subie ; le haut du panier ; on choisit les hommes comme on choisit ses patates ; du vrai racisme exprimé en loi et bien votée par une droite négrière et poujadiste à l'excès. Quand vous déclarez les cadres et élites africains éligibles à l'émigration par opposition à l'autre émigration dont vous ne voulez plus, la racaille subie dites-vous souvent avec insistance, quel but visez-vous ? Appauvrir encore et toujours l'Afrique ou enrichir la France ? J'affirme ici que, par cette loi, vous allez encore appauvrir l'Afrique sans enrichir la France. Parce que ces nouveaux migrants cultivés et en phase avec les nouveaux besoins de la France, rejoindront vite, très vite, les banlieues dans lesquelles elles seront obligatoirement casées.

Est-il normal, moral, vous le prétendant au poste le plus élevé de France, président de la République, que vous appeliez, selon une procédure insidieuse et dangereuse, les derniers cadres africains à quitter leur pays pour venir s'installer en France. Hier vous aviez vidé l'Afrique de ses bras pour en faire des esclaves, aujourd'hui vous voulez la vider des rares élites pensantes qui lui restent ; c'est un autre crime qu'aucune loi ne saurait punir ici ou ailleurs. Que faites-vous Monsieur le Ministre de l'Intérieur contre ce racisme verbal ordinaire et banalisé par votre presse ? Pourquoi rappelle-t-on toujours l'origine étrangère d'un citoyen français d'origine maghrébine ou africaine.

Pourtant, plus de 50 % de la population française est d'origine latine autre que française (espagnole, italienne, portugaise). On n'entend et ne lit jamais dans votre presse « le Franco-Espagnol, le Franco-Italien, le Franco- Portugais, ou le Franco- Hongrois », jamais. Par contre, quand il s'agit d'actes répréhensibles commis par des citoyens français d'origine ...maghrébine on n'oublie rarement, dans la presse surtout, de rappeler l'origine étrangère du délinquant français. Dernier exemple en date, le Français Moussaoui est systématiquement qualifié de franco- marocain.

Par contre, quand d'autres Français de mêmes origines réalisent des prouesses et forcent l'admiration, alors, là, on insiste pour rappeler qu'ils sont français et seulement français, le Français Zidane, la Française Leila Picard, le Français Djamal Bourras, le Français Noah, etc., etc. Le jour où Zizou jouera moins bien, soyez certain Monsieur le Ministre, votre presse parlera du Franco- Algérien Zidane. Cette discrimination terminologique au quotidien crée dans ces communautés des sentiments de frustration et de rejet. Vous conviendrez que cette France-là, raciste dans son ordinaire, ne soit pas aimée. Pour autant, faudra-t-il la quitter comme vous les y invitez ? Assurément non, Monsieur le Ministre, puisque ces gens-là aiment à en mourir une autre France qui n'est pas, ne peut pas être la vôtre.

Ils aiment la France de l'Abbé Pierre, d'Henri Alleg, de Jeanson, de Garaudy, de Ferrat, de José Bové, de Bernard Thibault, de Marie-George Buffet, de Renaud, de Lang, de Martine Aubry, de Danielle Mitterrand, de Roger Hanin et de milliers d'autres Français de cœur, de talent et d'esprit qui sont la vraie France, la France des tolérances, la France des solidarités et des amours vraies, cette France-là est bien aimée par la « racaille » S'il vous plaît, Monsieur le Ministre, ne parlez plus des bienfaits de la colonisation. Au mieux fermez-la (la parenthèse coloniale). Je vous livre quelques petits extraits d'auteurs français (Lounis Aggoun et Jean Baptiste Rivoire sur les « bienfaits » de la colonisation en Algérie et, en particulier, les comportements de la légion étrangère que vous semblez si bien connaître.

« En 1832, deux ans après le débarquement français en Algérie, une sombre affaire de vol commis par des membres de la tribu des Ouffas provoque la colère du gouverneur d'Alger, le duc de Rovigo, qui vient d'être nommé par la France. En représailles, il lance contre les Ouffas une attaque au cours de laquelle « tout ce qui y vivait fut voué à la mort ». « En revenant de cette funeste expédition, racontera le colonel Pélissier de Reynaud, plusieurs de nos cavaliers portaient des têtes au bout de leurs lances et une d'elles servit, dit-on, à un horrible festin [1]. » Simple dérapage d'un colonel français, ou massacre prémédité ? « Des têtes. Apportez des têtes, aurait demandé à l'époque le gouverneur d'Alger. Bouchez les conduites d'eau crevées avec la tête d'un Bédouin que vous rencontrerez. » Bilan, « il y eut douze mille morts chez les Ouffas. On trouva, les jours suivants, bracelets et boucles d'oreilles en abondance au marché algérois de Bab-Azoun. La devise de Rovigo était : "On m'a coupé trois têtes ; si dans 48 heures les coupables ne me sont pas livrés, j'irai chez vous et je prendrai trois cents têtes ; et il tenait parole" [2] . » Dès lors, et jusqu'en 1848, les troupes françaises engagées dans la conquête de l'Algérie multiplient les expéditions meurtrières.

En 1834, une mission élémentaire dresse à son retour d'Algérie un sévère bilan de la conquête : « En un mot, nous avons dépassé en barbarie les barbares que nous venions civiliser et nous nous plaignons de ne pas réussir auprès d'eux [3] . » A partir de 1837 et l'arrivée de la Légion étrangère commandée par Achille de Saint-Arnaud sous la supervision du général Bugeaud, les massacres délibérés prennent une dimension effarante. L'objectif affiché, que l'on n'hésiterait pas aujourd'hui à qualifier de génocidaire, est de réduire les effectifs des populations algériennes, pour permettre à la colonisation de prendre ses aises. L'expression consacrée est : « Comprimer les Arabes » - elle est d'Alexis de Tocqueville, qui préférait cela à l'« extermination » des Indiens en Amérique.

Pour Bugeaud, le but « n'est pas de courir après les Arabes, ce qui est fort inutile, il est d'empêcher les Arabes de semer, de récolter, de pâturer, [...] de jouir de leurs champs ». « Allez tous les ans leur brûler leurs récoltes [...], ou bien exterminez-les jusqu'au dernier [4] » : cela s'appelle la razzia. Et la razzia devient bientôt routine : « Nous tombions sur une portion de la tribu des Garabas qui a été surprise, gobée, dévalisée : neuf cent quarante-trois boeufs, trois mille moutons et chèvres, trois cents ânes, soixante chevaux, trois mulets, vingt chameaux, force poules, beaucoup de tapis, des tentes, de l'orge, du blé, de l'argent, etc., sept femmes et quelques hommes (ceux qui n'ont pas pu se sauver ont été tués), je crois qu'il est difficile de faire razzia plus complète. [...]

Tant mieux, c'est très amusant », écrit le lieutenant-colonel de Montagnac, un de ces nombreux militaires français arrivés en Algérie avec le grade de lieutenant et repartis une quinzaine d'années plus tard avec celui de général. « Les femmes, les enfants accrochés dans les épaisses broussailles qu'ils sont obligés de traverser, se rendent à nous, continue de Montagnac. On tue, on égorge ; les cris des épouvantés, des mourants, se mêlent au bruit des bestiaux qui mugissent, bêlent de tous côtés. Chaque soldat arrive avec quelques pauvres femmes ou enfants qu'il chasse, comme des bêtes, devant lui [...]. Vous me demandez ce que nous faisons des femmes que nous prenons. On en garde quelques-unes comme otages, les autres sont échangées contre des chevaux, et le reste est vendu, à l'enchère, comme bêtes de somme. Parmi ces femmes, il y en a souvent de très jolies. »

Je pense que ces témoignages produits par des Français de souche ou presque ne hanteront pas vos nuits. Sachez, enfin, que le plus grand génocide après celui des Indiens d'Amérique est algérien. HUIT MILLIONS D'ALGERIENS massacrés pour et par la France. Sachez aussi que les premières chambres à gaz ne sont pas allemandes, elles sont françaises. Des dizaines de milliers d'Algériens dont des enfants, des femmes et des vieillards ont été gazés à la paille ; il s'agit des tristement célèbres enfumades du Dahra organisées par le sanguinaire général Pélissier, une vraie ordure humaine qui se distingua par cette déclaration qui donne froid au dos « la peau d'un de mes tambours avait plus de prix que la peau de tous ces misérables ».

Ce général a fait gazer les survivants de 15 grandes tribus du Dahra dont les hommes valides se battaient ailleurs contre Bugeaud. Il a fait gazer des vieillards, des femmes et des enfants sans défense des tribus des Ouled Riah, des Achâacha, Hachachta, Adjissa, Beni Zerroual, Tazgaït, Médiouna, Nekmaria et bien d'autres dans la seule région de Mostaganem. Il récidivera plus tard dans le Haut Dahra ; Ténès, Chlef, Miliana. Je vous conseille, Monsieur Sarkozy, de visiter ces grottes, elles racontent à ce jour les horreurs françaises. Alors, Monsieur Sarkozy, en attendant le procès, à titre posthume, de cette horde de barbares que sont vos maréchaux, généraux et colonels, Bugeaud, de Bourmont, Pélissier, Cavaignac, Saint Arnaud, Lamoricière, Rovigo, Montagnac et de bien d'autres racailles, de la vraie racaille celle-là, la peste brune qu'aucun criminel de guerre n'a su égaler à ce jour, en attendant donc ces procès posthumes qui tardent à venir, je vous conseille de la fermer (la parenthèse coloniale) sur les bienfaits de la colonisation.

Pour ce motif, Monsieur Sarkozy, à partir de dorénavant, quand vous croiserez un franco-algérien des banlieues, qu'il soit descendant de moudjahid ou de harki, ayez l'élémentaire décence de baisser les yeux. Ayez aussi l'autre décence de prononcer secrètement et distinctement ces deux syllabes « PAR DON » Pour finir, je vous livre, Monsieur le Ministre, une opinion du réalisateur Mathieu Kassovitz : « Comme Bush, Nicolas Sarkozy ne défend pas un idéal, il répond aux peurs qu'il instille lui-même dans la tête des gens (...) Il sera impossible demain de dire que nous n'étions pas au courant (...) »


Mohamed ABASSA
Par Maryam
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Vendredi 5 janvier 2007

LE VRAI SARKOZY ''Sarko l'Américain''

*

On le savait libéral, on le connaissait communatariste, lui l'apôtre de la discrimination positive, nous savions même qu'il était atlantiste, mais à ce point nous l'ignorions !

Vous voulez de la rupture ? En lisant le discours de Nicolas Sarkozy, prononcé le 11 septembre dernier à New York, vous en aurez ! Rupture avec tout ce qui a fait la force de la diplomatie française ces dernières décennies, avec tout ce qui nous vaut d'être encore écoutés dans le monde, rupture avec la position courageuse de 2003 sur l'Irak, rupture avec une conception exigeante des relations transatlantiques.



Pour resserrer les liens des Etats-Unis avec ses alliés, le projet de Bush est de convertir l'Europe à l'idéologie américaine, avec l'aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy...

LE VRAI SARKOZY ''Sarko l'Américain'' (dernière mise à jour le 12 octobre 2006)

 
Pour resserrer les liens des Etats-Unis avec ses alliés, le projet de Bush est de convertir l'Europe à l'idéologie américaine, avec l'aide de leaders politiques européens comme Nicolas Sarkozy...

Convertir l'Europe à l'idéologie de Bush

Avec leur enlisement en Irak, les Etats-Unis se sont rendu à l'évidence qu'ils avaient besoin d'alliés pour bénéficier d'un minimum de consensus international en leur faveur. L'administration Bush a donc décidé de resserrer les liens avec les alliés européens, mais sans être disposée pour autant à pratiquer davantage le dialogue et la concertation.

La solution imaginée par l'administration Bush pour bénéficier d'un plus large soutien à l'avenir est de convertir l'Europe et sa population à l'idéologie et aux valeurs des néo-conservateurs américains, et en favorisant la prise du pouvoir par des leaders acquis à cette idéologie.

Après la réélection de Bush, on peut donc s'attendre à une poussée du libéral-fascisme américain vers l'Europe. La personnalité politique européenne la plus proche de cette idéologie est Nicolas Sarkozy, qui vient de prendre le contrôle du principal parti de droite en France, le pays le plus réticent à la guerre en Irak, et donc le plus urgent à convertir selon l'administration Bush.


Nicolas Sarkozy, le relais français de l'idéologie de Bush

Nicolas Sarkozy défend les mêmes orientations politiques que George W. Bush: réduction des libertés au nom de la sécurité, accroissement de la répression policière, exaltation du patriotisme, communautarisme et discrimination positive, ultra-libéralisme économique, et retour de la religion dans la politique. Et lorsque Nicolas Sarkozy aura abattu toutes ses cartes, il prônera comme Bush une politique étrangère basée sur la guerre.

Comme Bush, Nicolas Sarkozy a une vision du monde totalement binaire, dans laquelle les choses ne peuvent être que noires ou blanches, bonnes ou mauvaises. Cette logique ne laisse aucune place au dialogue ou a la concertation, toute opposition étant définie comme représentant "le mal".

Nicolas Sarkozy utilise les mêmes méthodes de propagande et de manipulation que Bush: instrumentalisation de la peur, populisme, discours basés sur un nombre très réduit d'idées simples mais martelées des centaines de fois, conformément au principe énoncé par Goebbels, ministre de la propagande d'Hitler: "Répétez un mensonge assez fort et assez longtemps et les gens le croieront".

Comme Bush, Nicolas Sarkozy a compris que les imbéciles et les incultes sont majoritaires parmi les électeurs, et que celui qui peut réunir leurs suffrages est assuré d'être élu. Et pour obtenir l'adhésion de cette majorité, les idées simples sont plus efficaces que les arguments complexes.



La nouvelle stratégie des "Maîtres du Monde"

Des années 1980 jusqu'en 2000, les "Maîtres du Monde" étaient unis par un "consensus" basé sur le libéralisme économique et une mondialisation multilatérale (c'est à dire où les décisions sont prises de façon concertée par l'ensemble des pays en fonction de leur poids économique). Mais une fraction des Maîtres du Monde liée au lobby militaro-industriel américain a fait le choix d'un autre avenir: celui d'un monde dirigé de façon unilatérale par un Empire Américain désormais entièrement contrôlé par les multinationales.

Depuis l'invasion de l'Irak, les Maîtres du Monde sont divisés entre les partisans du multilatéralisme, et les partisans d'un nouvel ordre mondial fasciste et militariste.

Le premier camp est composé principalement d'Européens, mais il comprend aussi quelques Américains politiquement proches des Démocrates. Le deuxième camp, aujourd'hui majoritaire, est composé principalement d'Américains, mais aussi de quelques Européens.

Les deux groupes continuent néanmoins de partager un objectif commun: l'instauration d'un "nouvel esclavage" grâce au libéralisme économique et à la mondialisation (qui permet l'alignement des salaires par le bas en mettant tous les salariés du monde en concurrence directe).

L'analyse des "libéral-fascistes" est que le monde ne pourra bientôt plus être contrôlé par les méthodes "démocratiques" utilisées dans le passé. L'augmentation de la population mondiale, la raréfaction de ressources essentielles comme l'énergie ou l'eau, les situations de chaos engendrées par la multiplication des catastrophes naturelles, l'accroissement des inégalités entre riches et pauvres, l'augmentation de la délinquance causée par l'exclusion, le développement de la contestation contre le nouvel ordre économique, et la montée de l'Islam sont autant de menaces pour le maintien de l'ordre mondial.

Leur solution est donc de remplacer la démocratie par un régime fasciste, où la religion serait rétablie dans sa fonction "d'opium du peuple".


Quand la sécurité est préférée à la liberté...

La majorité des gens ont aujourd'hui perdu conscience de la valeur de la LIBERTÉ et de la DÉMOCRATIE, qu'ils croient être des acquis. Or la liberté et la démocratie ne sont jamais acquises, menacées en permanence par l'avidité et la soif de pouvoir de quelques uns.

Le désir de confort et de sécurité est devenu plus fort que le désir de liberté. Dans l'espoir illusoire d'un peu plus de sécurité, une majorité de la population est prête à renoncer à la liberté, en oubliant que dans le passé, des millions de gens sont morts pour obtenir ou pour défendre cette liberté.

Quant aux intellectuels et contre-pouvoirs censés défendre les droits de l'homme, ils sont entièrement occupés à défendre des communautés particulières, au lieu de dénoncer les menaces globales contre la démocratie dans les pays occidentaux.

Le terrain est désormais libre pour la conversion idéologique de l'Europe au "libéral-fascisme", la version moderne du fascisme combinée avec le libéralisme économique.

(source texte:www.syti.net/AxeBushSarkozy.html )
 


Sarkozy-Cruise Secte Scientologie ''Sarko l'Américain''



Question Ouverte sarkozy 14/09/2006



Sarko l'Américain

LE VRAI SARKOZY ''Sarko l'Américain'' (dernière mise à jour le 12 octobre 2006)

 

 

 

 
On le savait libéral, on le connaissait communatariste, lui l'apôtre de la discrimination positive, nous savions même qu'il était atlantiste, mais à ce point nous l'ignorions !
*

Vous voulez de la rupture ? En lisant le discours de Nicolas Sarkozy, prononcé le 11 septembre dernier à New York, vous en aurez ! Rupture avec tout ce qui a fait la force de la diplomatie française ces dernières décennies, avec tout ce qui nous vaut d'être encore écoutés dans le monde, rupture avec la position courageuse de 2003 sur l'Irak, rupture avec une conception exigeante des relations transatlantiques.

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Dès le début du discours, le ton est donné : il sera américano béat. Jugez vous même :
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"La vérité, c'est que les Français écoutent Madonna après avoir aimé Elvis et Sinatra, vont comme moi au cinéma voir Miami Vice et revoient avec plaisir le Faucon maltais ou la Liste de Schindler, lisent James Ellroy et relisent comme moi Hemingway, portent des jeans américains, et adorent manger des hamburgers et des pizzas américaines. Rien ne les rend plus fiers que de voir un acteur français dans un film américain ou un musicien français travailler avec les plus grands d'outre-atlantique. Et chaque parent en France rêve d'envoyer son enfant dans une université américaine"
*
On dirait ces quelques lignes tout droit sorties des années 1950, quand l'Europe découvrait la modernité américaine, la société de consommation et les produits qui vont avec. Mais depuis, n'en est-on pas un peu revenu ? N'a-t-on pas creusé la question et découvert l'envers du décor ? Nicolas apparemment pas encore.
*
Une autre citation vient nous éclairer. La critique du modèle américain, de l'"American way of life" qui fascine tant notre ami, n'a qu'un seul ressort : la jalousie. ("Vous devez comprendre la virulence de la presse et d'une partie des élites françaises contre les Etats Unis comme une forme de jalousie devant votre réussite éclatante")
ù
Pour Nicolas, pas de critique constructive possible. Si vous vous étonnez que plus de 50% des Américains ne votent jamais ? jalousie ! Si vous critiquez le caractère extrêmement inégalitaire de la société américaine ? jalousie encore ! Si vous dénoncez les couloirs de la mort de George W Bush ? jalousie toujours !
*
Bref, même s'il s'en défend, Sarkozy n'a aucune distance par rapport au modèle américain, et n'est donc pas capable d'en apprécier les forces, évidentes, mais aussi les faiblesses.

Au fil de ce discours, autre surprise. On en apprend en effet beaucoup sur la conception que se fait notre ministre de la l'Intérieur de l'Europe.

"Aujourd'hui, les Etats-Unis ne doivent pas, ne peuvent pas, s'inquiéter de cette nouvelle étape que les Européens veulent atteindre : la constitution d'une Europe politique forte et influente sur la scène internationale. Ne vous y trompez pas : celle-ci ne se veut pas un adversaire de l'Amérique"

Autrement dit, pas de souci, l'Europe que je vous mijote, pour laquelle d'ailleurs je compte faire voter par le Congrès un "mini-traité" constitutionnel dès mon élection, et dont j'ai soutenu la Constitution qui se plaçait explicitement dans le cadre de l'OTAN (article 47), ne vous fera pas la moindre ombre. Elle sera votre alliée la plus fidèle, une sorte de Grande-Bretagne géante si vous préférez...
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Enfin, rupture avec les positions traditionnelles de la France qui nous permettent de conserver une certaine influence en ne collant pas systématiquement aux positions anglo américaines. Sur le Liban, cette rupture américano béate est éclatante. Dans cette guerre, oubliés les 1000 civils libanais victimes des raids israéliens, oubliés les 300 enfants déchiquetés, oubliés les ponts, les routes, les usines détruites, oublié le siège de l'ONU bombardé...
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"La vérité est qu'il n'y a eu qu'un agresseur et c'est le Hezbollah. Israël avait le droit et le devoir de défendre ses citoyens"
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Nous sommes prévenus ! Nicolas Sarkozy a pris le parti de l'américanophilie et de la bushophilie, sans modération. La France qu'il veut sera américaine, libérale, communautariste et alignée sur les positions de Washington. L'Europe qu'il souhaite sera américaine, libérale, et placée dans le cadre indépassable de l'OTAN...

F.P.

source: http://www.levraidebat.com/article-3834590.html

Sarko/LePen



la véritable histoire du petit Nicolas



Par Maryam
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