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Histoires

Samedi 18 novembre 2006

La Moitié de ta Foi...

La Moitié de ta Foi...

Combien sont-ils à se préparer à vivre à deux, à former un couple, à cheminer ensemble vers l'horizon d'une famille qui prend corps et s'établit ? Certains y pensent, d'autres déjà s'y sont engagés. Ici ou là, des histoires... On est parfois ému par l'expression des attentes et de l'espoir infini des uns, et tellement attristé à l'écoute de la douloureuse expérience des autres. Peut-être es-tu toi aussi, ma soeur, mon frère, en train de te préparer à vivre cette étape de ta vie, le mariage, la moitié de ta foi... ou peut-être t'es-tu déjà engagé(e) dans cette vie à deux où ton attente, grâce à Allah, s'est peut-être comblée mais au cours de laquelle, parfois, quelques doutes ont pu surgir. Tu t'attendais à... autre chose.

Mon frère, ma soeur, il ne faut rien idéaliser... l'époux parfait ou l'épouse parfaite n'existe que dans tes rêves. ہ toi comme à chacun, Allah a donné des qualités de coeur et d'intelligence; à toi comme à chacun, il a donné de porter des défauts, des déficiences, des manques... La perfection de l'humain n'est ni en toi, ni à côté de toi, ni devant toi. Il ne suffit pas de partager la même foi, les mêmes principes et les mêmes espoirs pour réaliser un couple idéal. Combien ai-je vu de jeunes couples s'illusionner sur leur future entente, sur leur immanquable harmonie, sur leur nécessaire réussite « puisque nous sommes musulmans ». Comme si leur union n'était que la rencontre de deux univers fondés sur des principes que l'on respecte ou des règles que l'on applique... Une illusion, une vraie, qui, hier, promettait un petit paradis terrestre et aujourd'hui peut faire vivre un infernal déchirement. Combien parlent des « principes du mariage en islam » et vivent la réalité de sensibilités déchirées, meurtries, frustrées...


Aujourd'hui, davantage encore qu'hier, vivre en couple est un véritable défi. Autour de nous, les hommes et les femmes se rencontrent et se quittent dans une société moderne qui confond la liberté et l'absence d'exigence, l'amour et la légèreté. Au coeur de ce quotidien, il te faut trouver les moyens de relever le défi de vivre à deux. Te préparer, apprendre et constamment essayer d'aller à la rencontre de l'autre avec patience, avec profondeur, avec douceur. Certes, les principes de l'islam vous unissent, ou vous uniront, mais chaque jour il faut te souvenir que l'être qui vit à tes côtés est, en soi, un univers avec son histoire, son équilibre, ses blessures, sa sensibilité, ses espoirs... Apprends à écouter, apprends à comprendre, à observer, à accompagner... Vivre à deux est l'épreuve de toutes les patiences, l'épreuve de l'attention, de l'écoute des silences, du dépassement des colères, de l'apprivoisement des défauts, du pansement des blessures. De chacun, à deux.

Ce n'est pas facile... un effort qui prend sens au coeur de la plus profonde des spiritualités, un jihâd au sens le plus intense du terme : le jihâd de l'amour qui rappelle que les sentiments s'entretiennent, s'approfondissent, s'enracinent à force de défis relevés, de patience alimentée et d'exigences partagées. La patience et l'attention, au coeur du couple, mènent à la lumière, s'il plaît à Allah . Souviens-toi, mon frère, ma soeur, du dernier des Prophètes , exemple pour l'éternité, si attentif, si doux, si patient. Il ne rappelait point seulement des principes, il illuminait un espace de sa présence, de son écoute, de son amour. Avant d'être la mère de ses enfants, son épouse était une femme, sa femme, un être que chaque jour il découvrait, qu'il accompagnait et qui l'accompagnait; sujet de son attention, témoignage de son amour. Il savait le silence, la force d'une caresse, la complicité d'un regard, la bonté d'une attention et l'apaisement d'un sourire.

Il y a ceux qui ont tant idéalisé l'autre qu'ils n'ont jamais vraiment vu leur conjoint, il en est d'autres qui trop vite se sont quittés sans jamais avoir pris le temps de se connaître. Et tous ont bien pu rappeler les principes de l'islam, eux qui ont vécu à côté de sa profondeur, de son souffle, de sa spiritualité, de son essence. Vivre à deux, forger une relation, patienter dans l'adversité, aimer au point de supporter, enraciner à force de réformer... est une initiation à la spiritualité. Savoir être seul avec Dieu est une promesse de mieux-être à deux. Un défi, une épreuve, loin de l'idéal, près des réalités.

Ma soeur, mon frère, il faut te préparer à vivre l'une des plus belles épreuves de la vie. Elle exige tout de toi, de ton coeur, de ta conscience, de tes efforts. La route est longue, il faut apprendre à exiger, apprendre à partager, savoir pardonner. A l'infini.

Des choses permises par Allah, le divorce est la plus détestée. Vivre à deux est difficile :

rappelle-toi que ta femme est une femme avant d'être la mère de tes enfants ;

rappelle-toi que ton mari est un homme avant d'être le père de tes enfants...

Savoir vivre à deux, être deux, au sein même de sa famille... devant Allah comme devant ses enfants. Au coeur de cette rencontre, à la source de ces efforts, naît et fleurit le sens de la protection : Elles sont un vêtement pour vous, vous êtes un vêtement pour elles. Savoir la patience, apprendre l'affection, offrir le pardon, c'est accéder à la spiritualité des protégés, à la proximité des rapprochés. Alors la foi devient ta lumière et « sa » présence, ta protection. « Sa » présence ? Celle de ta femme, celle de ton mari ; l'épreuve de ton coeur, l'énergie de ton amour, la moitié de ta foi.

Aujourd'hui, davantage encore qu'hier, vivre en couple est un véritable défi. Autour de nous, les hommes et les femmes se rencontrent et se quittent dans une société moderne qui confond la liberté et l'absence d'exigence, l'amour et la légèreté. Au coeur de ce quotidien, il te faut trouver les moyens de relever le défi de vivre à deux. Te préparer, apprendre et constamment essayer d'aller à la rencontre de l'autre avec patience, avec profondeur, avec douceur. Certes, les principes de l'islam vous unissent, ou vous uniront, mais chaque jour il faut te souvenir que l'être qui vit à tes côtés est, en soi, un univers avec son histoire, son équilibre, ses blessures, sa sensibilité, ses espoirs... Apprends à écouter, apprends à comprendre, à observer, à accompagner... Vivre à deux est l'épreuve de toutes les patiences, l'épreuve de l'attention, de l'écoute des silences, du dépassement des colères, de l'apprivoisement des défauts, du pansement des blessures. De chacun, à deux. Il y a ceux qui ont tant idéalisé l'autre qu'ils n'ont jamais vraiment vu leur conjoint, il en est d'autres qui trop vite se sont quittés sans jamais avoir pris le temps de se connaître. Et tous ont bien pu rappeler les principes de l'islam, eux qui ont vécu à côté de sa profondeur, de son souffle, de sa spiritualité, de son essence. Vivre à deux, forger une relation, patienter dans l'adversité, aimer au point de supporter, enraciner à force de réformer... est une initiation à la spiritualité. Savoir être seul avec Dieu est une promesse de mieux-être à deux. Un défi, une épreuve, loin de l'idéal, près des réalités.


Tarik Ramadan
Extrait de " Entre l'Homme et son cœur "
aux éditions TAWHID
Par Maryam
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Mardi 5 décembre 2006

Il  faillit vendre l'Islam pour 20 pens

Depuis un certain un imam exercait dans une mosquée de Londres, et il avait comme habitude de prendre le bus quotidiennement pour ce rendre en ville. Les semaines suivantes il lui arrivait souvent de prendre le même bus conduit par le même chauffeur. Un jour comme à son habitude il prit le bus et paya sa place après avoir rejoins son fauteuil il s'aperçut que le chauffeur lui rendit 20 pens en trop.

L'imam refléchit et se dit qu'il devait rendre cet argent car il n'est pas de son droit de le garder. Puis il prolongea sa reflexion et se dit :

"Oublie la question, il s'agit seulement de 20 pens c'est une très petite somme et personne n'y fera attention, de plus la société de bus produit un chiffre d'affaire colossale ceci ne la rendra pas plus riche et elle ne remarquera rien du tout alors garde l'argent pour toi et considére le comme un cadeau d'Allah."

Le bus s'arréta à l'endroit sollicité par l'imam il descendit du bus puis s'arrêta quelques instants et se retourna vers le chauffeur et lui donna finalement les 20 pens en lui disant qu'il s'était trompé et que cette somme etait en trop.

Le chauffeur prit l'argent en lui souriant et lui dit :

"N'êtes vous pas le nouvel imam dans cette région ? Cela fait quelque temps que je pense à venir vous voir dans votre mosquée afin de me renseigner sur l'islam, et je vous ai donné les 20 pens en plus seulement afin de voir comment vous alliez vous comporter !!!"

Lorsque l'imam descendit du bus en balbutiant et allait s'effondrer du fait de ce qu'il vécut à l'instant il s'accrocha au premier pilier qu'il trouva devant lui et leva ses yeux vers le ciel et dit

"Ô Allah ! j'allais vendre l'islam pour 20 pens !!!"



Rappellez vous mes frères et soeurs souvent nous ne voyons pas les reactions des gens suite à notre comportement, parfois nous sommes le seul coran qu'ils auront l'occasion de lire, ou le seul islam qu'ils auront l'occasion de voir, pour cela tout ce qui provient de nous doit être exemplaire pour les autres, nous devons être toujours véridiques, respectueux, car nous ne savons pas à qui nous avons à faire et ils jugeront l'islam et les musulmans par notre comportement...

Par Maryam
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Mardi 5 décembre 2006
*
Dialogue avec
Le Diable

                            

 Par Cheikh Aed al-Qarni




- A l'aube, le croyant a entendu l'appel à la prière :


Le croyant: "Je dois me lever pour aller à la mosquée"


Le diable: "t'as tout le temps, tu peux encore dormir"


Le croyant: "Je vais rater la prière à la mosquée"


Le diable: "Ne sois pas trop strict, fais-la à la maison"


Le croyant: "Je cherche protection auprès d'Allah contre toi"


- Le croyant voulait réciter quelques prières :



Le croyant: "Je dois me repentir"


Le diable: "T'es encore jeune"


Le croyant: "J'ai commis beaucoup de péchés"


Le diable: "Profite de ta jeunesse avant de vieillir"


Le croyant: "Je crains mourir avant de me repentir"


Le diable: "Attends le soir et écoute la musique"


Le croyant: "La musique est illicite"


Le diable: "Certains disent que c'est licite"


Le croyant: "Je cherche protection auprès d'Allah contre toi"




- Une jolie fille est passée, le croyant a baissé le regard :



Le diable: "Pourquoi ne regardes-tu la jolie fille"


Le croyant: "C'est interdit de regarder les filles"


Le diable: "Méditer la beauté n'est pas une chose interdite"


Le croyant: "Je cherche protection auprès d'Allah contre toi"




- Le croyant voulait faire le pèlerinage mineur (Omra) :



Le diable: "Pourquoi tu fais tes valises?"


Le croyant: "Pour aller faire l'Omra"


Le diable: "Tu risques ta vie et ton argent"


Le croyant: "Il faut corriger les fautes"


Le diable: "Les bonnes actions sont multiples"


Le croyant: "Je cherche protection auprès d'Allah contre toi"




- Le croyant voulait donner un conseil :



Le diable: "Tu vas causer un scandale"


Le croyant: "Le conseil est bénéfique pour tout le monde"


Le diable: "Tu cherches la bonne réputation"


Le croyant: "Je cherche protection auprès d'Allah contre toi"


- Questions posées tous les jours et le diable a la repartie prompte :



Question: "Qui est Ahmad Ben Hanbal?"

Le diable: "Il m'a tourmenté en incitant les gens à suivre le Coran et la Sunnah"




Question: " Et comment les jeunes se dévient-ils du droit chemin?"
Le diable: "Par les caprices, l'amour excessif, les doutes, les divertissements, les copains et les chansons"



Question: "Et comment les femmes se dévient-elles du droit chemin?"
Le diable: "Par la désobéissance, le libertinage et la débauche"



Question: "Et comment les oulémas se dévient-ils du droit chemin?"
Le diable: "Par l'ostentation, la prétention et la jalousie"



Question: "Et Comment les autres se dévient-ils du droit chemin?"
Le diable: "Par la diffamation et les dialogues futiles"



Je cherche protection auprès d'Allah contre le diable

Par Maryam
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Mardi 5 décembre 2006

Il était une fois un riche commerçant qui avait 4 femmes.


La 4ème femme, c'est celle qu'il aimait le plus. il l'ornait avec de

luxueuses robes  et la traitait avec  délicatessse. 

Il prenait grand soin d'elle et ne lui offrait que le meilleur.



La 3ème femme, Elle aussi il l'aimait beaucoup Il était très fier d'elle et voulait toujours la mettre en valeur auprès de ses amis. Cependant, le commerçant craignait toujours le fait qu'elle puisse partir avec un autre homme.

Il aimait aussi sa 2e femme. C'était une personne très prévenante, toujours patiente
et elle était la confidente du commerçant. Chaque fois qu'il rencontrait des problèmes,
il se tournait vers elle et elle l'aidait toujours à s'en sortir.

la 1ère femme était une partenaire très loyale, elle avait aussi bien contribuée à maintenir ses richesses qu'à prendre grand soin de sa maison.

Pourtant, le commerçant ne l'aimait pas alors qu'elle l'aimait
profondément, il lui prêtait à peine attention.

Un jour, le commerçant tomba malade. Il avait le pressentiment qu'il allait mourir bientôt. Il pensa à sa luxueuse vie et se disait, "maintenant j'ai 4 femmes,
mais quand je mourrais, je serai seul, quel solitaire je serai !"

Donc, il demanda à sa 4e femme : "Je t'aime le plus, je t'ai doté des plus fins habits et pris grand soin de toi. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre pour me tenir compagnie ?" - "Nulle part!" Répondit la 4e femme.Et elle s'en alla sans un autre mot.
La réponse coupa le coeur du commerçant comme un couteau tranchant.

Le triste commerçant demanda alors à sa 3e femme : "Je t'ai beaucoup aimé toute ma vie. Maintenant que je meurs, voudras-tu me suivre et me tenir compagnie?" -"Non !" Répondit la 3e femme. "La vie est si belle ici! Je me remarierais quand tu mourras !" Le coeur du commerçant se brisa.

Alors il demanda à sa 2e femme : "je me suis toujours tourné vers toi et tu m'as toujours aidé. Maintenant j'ai à nouveau besoin de ton aide. Quand je mourrais, est
ce que tu me suivras et tu me tiendras compagnie?" "Je suis désolée, je ne peux pas t'aider!" Répondit la 2e femme. "Dans le meilleur des cas, je ne peux que t'accompagner vers la tombe." La réponse tomba comme du tonnerre
et le commerçant fût dévasté.

Alors appela une voix : " j'irai avec toi, Je te suivrai là où tu iras" Le commerçant leva les yeux, ce fut sa 1e femme. Elle était si maigre, comme si elle souffrait de malnutrition. Très touché, le commerçant disait : "j'aurais du prendre beaucoup mieux soin de toi pendant que je pouvais!"
*
Réellement nous avons tous 4 femmes dans notre vie !

*
La 4e femme, c'est « notre corps », nous nous donnons tant de mal pour prendre soin
de lui, il nous laissera tomber quand nous mourrons.

Notre 3e femme c'est nos biens et nos richesses. Quand nous mourrons, Ils iront à d'autres.

La 2e femme, c'est notre famille et nos amis. Très proche de nous comme ils l'avaient été durant notre vie, le mieux qu'ils puissent pour nous c'est de nous accompagner
à la tombe.

La 1e femme, quelque chose que je ne peux pas voir, c'est mon âme en fait. Souvent négligée dans notre quête de biens matériels et de plaisirs sensuels. C'est la seule chose qui nous suivra réellement là où nous irons. C'est peut-être une bonne idée de la cultiver et de la fortifier maintenant plutôt que d'attendre jusqu'à ce que nous soyions sur le lit de la mort pour le regretter.

*
Que feriez-vous ?
Par Maryam
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Mardi 5 décembre 2006

*

Nourah… Histoire véridique

 

 

Ses joues étaient creuses et flasques et elle avait la peau sur les os. Mais cela ne l'empêchait surtout pas de réciter le Coran.

Toujours à veiller dans la salle de prière que Papa avait aménagé pour elle. Se baissant, se prosternant et levant les bras dans la prière. Elle était toujours comme ça, de l'aube au crépuscule et vice versa, elle ne connaissait pas l'ennui.

Quant à moi, j'étais une fana des revues de mode et des romans. J'adorais tellement les vidéos que mes fréquents voyages au magasin de location étaient devenus mon signe de reconnaissance. Comme ils disent, quand quelque chose commence à devenir une habitude, ça te colle à la peau comme une étiquette.

Je négligeais mes responsabilités et la paresse résumait mes prières.

Une nuit, je venais tout juste d'éteindre le magnétoscope après avoir passé trois heures d'affilé devant la télé que l'appel du Muezzin transperçait la nuit calme. Je me suis tranquillement blottie sous la couverture. J'ai entendu sa voix qui venait de la salle de prière.

" Oui Nourah, tu as besoin de quelque chose ? " Ai-je dit. Elle réduit à néant mes plans.

" Tu ne te couche pas avant d'avoir prié Sobh ! "

Je lui répondit :

« Ah ! Il reste encore une heure avant Fajr, ce n'est que le premier Adhaan ! »

Elle m'a appelé auprès d'elle avec ses gentils pincements. Elle était toujours comme ça, même avant que la terrible maladie ne vienne lui embrumer l'esprit et ne la cloue au lit.

" Hanane vient t'asseoir près de moi. " me demanda t elle.

Je ne pouvais rien lui refuser, elle était si pure et sincère. " Oui Nourah ? "

" Assis-toi ici s'il te plaît. "

" OK, je m'assoie. Qu'est-ce qu'il y a ? "

Avec la plus belle des voix monocordes, elle commença à réciter :

" Toute âme goûtera à la mort et vous recevrez la pièce de votre monnaie au Jour de la Résurrection "

 [ sourate3 : La famille d'Imran (Al-Imran) verset 185 ]
 

Elle s'arrêta pensive. Puis, elle demanda :

« Est-ce que tu crois en la mort ? »

« Bien sûr que j'y crois. »

« Est-ce que tu crois que tu devras rendre compte du moindre de tes actes, peu importe leurs tailles ? »

« Bien sûr, mais Allah est Pardonneur et Miséricordieux et j'ai une longue vie devant moi. »

« Arrête Hanane, n'as-tu pas peur de la mort et de son imprévisibilité ? Prends le cas de Hind. Elle était plus jeune que toi mais elle est morte dans un accident de voiture. La même chose pour un tel, et un tel. La mort ne prend guère compte de l'âge et l'âge ne saurait être un indicateur de quand tu mourras. »

L'obscurité de la chambre me remplit de terreur.

« J'ai peur du noir et maintenant tu me fais avoir peur de la mort, je ne pourrais plus dormir maintenant. Nourah, je pensais que tu avais promis de passer les prochaines vacances d'été avec nous. »

Impact. Sa voie s'est brisée et son coeur a frémi.

« Il se peut que je fasse un long voyage cette année Hanane, mais autre part. Je dis bien peut-être. Nos vies à tous sont entre les mains d'Allah et c'est à Lui que nous appartenons. »

Mes yeux s'embuèrent et des larmes coulèrent sur mes joues. Je pensais à la terrible maladie de ma soeur et à comment les docteurs avaient annoncé en privé à mon père qu'il n'y avait que très peu d'espoir que Nourah survive à la maladie. Mais, à elle, on n'avait rien dit.

Qui l'avait mise sur la voie ? Ou était-ce seulement qu'elle pouvait pressentir la vérité.

« A quoi penses-tu Hanane ? »

Sa voix était tranchante.

« Pense-tu que je dis cela seulement parce que je suis malade ? En faite, il se peut très bien que je vive plus longtemps que la plupart des gens qui ne sont pas malades. Et toi Hanane, combien de temps va-tu vivre ? Vingt ans, peut-être ? Quarante ? Et ensuite ? »

A travers l'obscurité elle chercha ma main et la serra doucement.

« Il n'y a aucune différence entre nous; nous allons toutes quitter ce monde pour vivre au paradis ou agoniser en Enfer. Ecoutes les paroles d'Allah :

Celui qui sera éloigné de l'Enfer et dirigé vers le Paradis, celui-là aura réussie.

[ Sourate3: La famille d'Imran (Al-Imran) verset 185 ]
 

Je quittais la chambre de ma soeur l'esprit embrumé, ses paroles sonnaient toujours dans ma tête :

« Qu'Allah te guide Hanane, n'oublie pas tes prières. »

Huit heures du matin. Des coups à ma porte. Je ne me réveille pas d'habitude à cette heure.

Pleurs.

Confusion.

Oh ! Allah, que s'est-il passé ?

La condition de Nourah s'était aggravée après Fajr, ils l'ont immédiatement conduite à l'hôpital.


Inna lillahi wa inna ilayhi raji'un.

A Allah nous appartenons, et à Allah nous retournerons.

*

Il n'y aura pas de voyage cet été. C'était écrit que je passerais l'été à la maison.

Après une éternité...

Il était une heure de l'après-midi. Maman appela l'hôpital.

« Oui. Vous pouvez venir la voir maintenant. »

La voix de papa avait changé, maman pouvait déceler que quelque chose de fatal était arrivée. Nous sommes partis tout de suite.

Où était passée cette avenue que j'avais l'habitude d'emprunter et que je trouvais si courte ? Pourquoi était-elle si longue maintenant, si interminable. Où était passée cette chère foule et cette circulation qui me faisait tourner de la tête à droite et à gauche.

Maman secouait la tête dans ses mains en pleurant et faisait des doas pour sa Nourah.

Nous sommes arrivés devant l'entrée principale de l'hôpital. Un homme était entrain de geindre, un autre avait fait un accident et l'oeil d'un troisième était figé, impossible de dire s'il était vivant ou mort. Nous avons monté les escaliers qui menaient à la chambre de Nourah quatre à quatre. Elle était aux soins intensifs.

L'infirmière s'est approchée de nous.

« Laissez-moi vous emmener vers elle. »

Alors que nous traversions le couloir, l'infirmière en a profité pour nous dire à quel point Nourah était gentille. Elle a quelque peu rassuré maman en lui disant que la condition de Nourah s'était améliorée par rapport au matin.

« Désolée. Pas plus d'un visiteur à la fois. »

On était à l'unité des soins intensifs. A travers la petite fenêtre de la porte et derrière une foule de blouses blanches, je tombais enfin sur les yeux de ma soeur. Maman se tenait à ses côtés.

Après deux minutes, maman est sortie incapable de retenir ses larmes.

« Tu peux entrer et lui dire Salam à condition de ne pas lui parler trop longtemps, » m'ont-ils dit.

« Deux minutes devraient suffire. »

« Comment vas-tu, Nourah ? Tu allais bien hier soir ma soeur, que s'est-il passé ? »

Nous nous sommes tenues les mains, elle les serra faiblement.

« Même maintenant, Alhamdu lillah, je vais bien. »

« Alhamdu lillah mais tes mains sont tellement froides. »

Je me suis assise à côté d'elle sur le lit et j'ai posé mes doigts sur ses genoux. Elle les repoussa.

« Excuse-moi, est-ce que je t'ai fait mal ? »

« Non, c'est juste que je pense aux paroles d'Allah. »
 


et que la jambe s'enlace à la jambe,

[ Sourate 75. La résurrection (Al-Qiyamah) verset 29 ]

« Hanane, prie pour moi. Je vais très bientôt peut-être vivre mon premier jour dans l'au-delà. C'est un long voyage et je n'ai pas préparé assez de bonnes actions dans ma valise. "

A ces mots, une larme s'échappa de mon oeil et se perda sur ma joue. J'ai pleuré et elle aussi. La chambre avait disparu derrière la brume de nos larmes pour ne laisser place qu'à nous deux, deux soeurs en larmes. Des ruisseaux de larmes s'écoulèrent et s'écrasèrent sur la main de ma soeur que je tenais à deux mains.

Maintenant, papa s'inquiétait beaucoup plus pour moi. Je n'avais jamais autant pleuré de ma vie.

A la maison et dans ma chambre, je contemplais le soleil cheminer en cette triste journée. Le silence s'était emparé des couloirs. Un cousin est entré dans ma chambre, puis un autre. Les visiteurs étaient nombreux et toutes les voix qui venaient d'en bas s'emmêlaient. Seule une chose restait clairement perceptible...

Nourah était morte !

J'ai arrêté de faire attention à qui venait et qui partait. Je ne pouvais me rappeler ce qu'ils avaient dit.

O Allah, où étais-je ? Que se passait-il ? Je ne pouvais même plus pleurer.

Plus tard cette semaine, ils m'ont dit ce qui s'était passé. Papa avait prit ma main pour dire un dernier au revoir à ma soeur et j'avais embrassé Nourah sur la tête.

Je ne me souviens pourtant que d'une seule chose, en la voyant ainsi étalée sur ce lit, ce même lit sur lequel elle allait mourir. Je me suis souvenue du verset qu'elle avait récité :


et que la jambe s'enlace à la jambe,

[ Sourate 75. La résurrection (Al-Qiyamah) verset 29 ]


et je ne savais que trop bien la vérité de ce verset:


Vers ton Seigneur sera, ce jour-là, le retour.

[ Sourate 75. La résurrection (Al-Qiyamah) verset 12 ]


Cette nuit-là, je me suis introduite dans sa salle de prière sur la pointe des pieds. Regardant les meubles immobiles et les miroirs muets, je chérissais celle qui avait partagé avec moi le ventre de ma mère.

Nourah était ma soeur jumelle. Je me souvenais de celle avec qui j'avais partagé des peines. Qui avait ensoleillé mes journées pluvieuses. Je me souvenais de celle qui priait pour ma guidée et qui avait versé tant de larmes pendant tant de longues nuits en me parlant de la mort et des comptes à rendre. Qu'Allah nous protège tous.

Cette nuit est la première nuit que Nourah va passer dans sa tombe. O Allah, fait lui miséricorde et illumine sa tombe.

Ça c'était son Coran, ça son tapis de prière et ça c'était sa robe rose dont qu'elle disait cacher jusqu'à son mariage, la robe qu'elle voulait garder juste pour son mari.

Je me rappelais ma soeur et je pleurais toutes les journées que j'avais perdues. Je priais Allah de me faire miséricorde, d'accepter mes actions et de me pardonner. Je priais Allah de la garder constante dans sa tombe comme elle aimait souvent à le dire dans ses supplications.

A cet instant, je me suis arrêtée. Je me demandais :

« et si c'était moi qui étais morte ? »

« Où est-ce que je serais ? »

La peur m'étreint et mes larmes reprirent de plus belle.

 

Allahu Akbar, Allahu Akbar...

 

Le premier adhan s'éleva doucement de la mosquée, il était si beau cette fois-ci. Je me sentais calme et sereine alors que je répétais l'appel du Muezzin. J'entourais mes épaules d'un châle et je me levais pour prier Sobh. J'ai prié comme si c'était ma dernière prière, une prière d'adieu, juste comme Nourah avait fait hier. Ça avait été son dernier Sobh.

Maintenant et incha' Allah pour le restant de ma vie, si je me réveille au matin je n'espèrerais pas être vivante le soir venu, et la nuit venue je n'espèrerais pas être vivante le matin venu.

*

*

Nous ferons tous le même voyage que

Nourah.

Qu'avons-nous préparé pour cela ?

 

 

 


 

 

 

Par Maryam
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Vendredi 8 décembre 2006

Voici une belle histoire qui donne à méditer

C'est l'histoire d'une maman, appelons-la Jamila, et de ses trois enfants Youssef, Brahim et Mouhamed.

Jamila, comme la plupart des mamans, aime énormément ses enfants.
Les enfants, comme la plupart des enfants, savent que leur maman les aime, mais ils ne savent pas à quel point (comme nous tous).

Youssef, Brahim et Mouhamed sont des enfants comme les autres. Et donc il leur arrive de faire des petites bêtises quand leur maman a le dos tourné.

Jamila est très intelligente, grâce à Allah (swt), et elle sait exactement comment faire pour que ses trois enfants ne fassent pas de bêtises et pour qu'ils fassent plein de bonnes choses.

Voyons tout d'abord ce qu'elle fait avec Youssef.

Youssef est un petit têtu qui n'en fait qu'à sa tête. Il n'est pas mauvais mais juste un peu faible et il n'arrive pas à résister quand il voit qu'on le met dans un environnement qui favorise les bêtises.

Une des bêtises préférées deYoussef est, par exemple, de jouer avec le feu.
Et pour que Youssef fasse ses devoirs tous les jours, qu'il fasse sa part de corvées ménagères, il faut être très patient car il déteste se fatiguer. C'est plus facile de se laisser aller d'après lui.

Jamila connaît très bien comment marche Youssef car c'est elle qui l'a fait et elle connaît à la fois ses qualités et ses defauts.

Parce qu'elle connaît tout de lui, en particulier ses faiblesses, Jamila sait que la seule chose qui peut stopper Youssef de faire des bêtises ou l'encourager à faire ses devoirs, c'est de le menacer avec des punitions.

Elle a beau expliquer à Youssef de ne pas faire de bêtises, mais ça ne sert à rien, il n'y a vraiment que les punitions qui marchent. Et elle a beau l'encourager à faire ses devoirs, ça ne marche pas.
Il n'y a que les menaces qui marchent.

Ainsi, Youssef connaît exactement la liste de bêtises à ne pas faire et la liste de devoirs à faire. Il sait aussi pourquoi il ne faut pas faire ces bêtises, mais ça ne lui suffit pas pour arrêter. Il sait pourquoi il devrait faire ses devoirs, mais ça ne lui suffit pas pour les faire. Il est juste un peu faible et paresseux.

Youssef connaît aussi les punitions qui vont avec les bêtises et avec le fait de ne pas faire ses devoirs. Il a très très peur de ces punitions et c'est pourquoi quand Jamila parle de punitions, Youssef arrête tout de suite les bêtises et fait ses devoirs.

Certains penseront que Jamila n'aime pas son fils Youssef, mais ce n'est pas vrai. Au contraire, Jamila l'aime énormément et donc elle essaie de tout son coeur de le protéger car elle sait (et il sait) que les bêtises ne feront que du mal à son fils et que les devoirs ne lui feront que du bien.

Ainsi, pour ne pas qu'il joue avec le feu et pour qu'il fasse ses devoirs, Jamila dit à Youssef qu'il sera consigné dans sa chambre pendant une semaine.
Jamila ne ment pas et si Youssef joue avec le feu ou qu'il ne fait pas ses devoirs et obtient une mauvaise note, elle le punira comme prévu. Encore une fois, ce sera par amour et non par haine qu'elle le punira. Elle ne veut que du bien pour son fils.

Brahim, lui, est un enfant différent.

 

Pour ne pas faire de bêtises ou pour faire ses devoirs, Jamila n'a pas à lui dire qu'il sera puni. Elle doit juste lui promettre une récompense. Ah ça !! Les récompenses, ça marche très bien avec Brahim !
Si Brahim fais ses devoirs et reste loin des problèmes, Jamila lui donne ce qu'elle lui a promis. La récompense peut-être immédiate ou peut-être différée, dans le cas où Jamila promet à Brahim de lui offrir un gros cadeau (par exemple une voiture) quelques temps après.

Jamila préfère avoir affaire à un enfant comme Brahim plutôt qu'un enfant comme Youssef, mais elle les aime tous les deux.
A la fin, s'ils sont obéissants, la seule différence entre les deux enfants est que Youssef ne sera pas puni alors que Brahim non seulement ne sera pas puni, mais en plus se retrouvera avec une belle récompense.
Si Youssef est intelligent, il comprendra vite qu'il a intérêt à copier son frère Brahim.

Mais attention, Brahim n'est pas parfait car il faut quand même que sa maman l'encourage pour qu'il fasse bien.


Mouhamed, lui, n'a rien à voir avec ses deux frères.



Jamila n'a pas besoin de le menacer pour qu'il ne fasse pas de bêtises ou pour qu'il fasse ses devoirs.
Et elle n'a pas besoin de lui promettre des récompenses non plus.

Pourquoi ?



Tout simplement parce que Mouhamed sait que les bêtises ne lui feront que du mal et que les devoirs qu'il a à faire ne lui seront que bénéfiques.

Ainsi, Mouhamed marche tout seul. Tout seul il s'éloigne des bêtises et fait tout ce qu'il a à faire.

Tu sais pourquoi Mouhamed sait ce qu'il sait ?

 

Ce n'est pas parce qu'il est savant, car ce n'est qu'un enfant.
C'est en fait parce qu'il aime tellement sa mère qu'il lui fait confiance à 100% et donc qu'il là croit quand elle lui dit que les bêtises ne lui apporteront que le malheur et que les devoirs qu'il fait ne contribueront qu'à son bonheur.

Au début, Mouhamed était comme ses frères, mais après avoir vu que sa maman avait toujours raison quand elle lui donnait des conseils, il a simplement décidé de lui faire confiance, de lui obéir et de ne plus mettre en doute les conseils qu'elle lui donne.

Et pourquoi Mouhamed aime-t-il autant sa mère ?



Parce qu'elle l'a fait et qu'elle s'est toujours occupée de lui, dans les bons et les mauvais moments, et qu'il lui doit tout.

Bien sûr, le préféré de Jamila est Mouhamed car il avance tout seul et qu'il aime énormément sa mère. Mais Jamila aime aussi Youssef et Brahim et elle n'espère qu'une chose : qu'ils fassent comme Mouhamed c'est-à-dire qu'ils avancent d'eux-mêmes en s'éloignant des bêtises et en faisant leurs devoirs.

Maintenant, si tu remplaces le mot "Jamila" par "Allah", et le mot "enfants" par "créatures", tu verras que :



- Youssef est un musulman qui fait la prière, le jeûne, paie la zakat et s'éloigne des péchés car il a peur d'aller en Enfer.

- Brahim est un musulman qui fait la prière, le jeûne, paie la zakat et s'éloigne des péchés car il veut aller au Paradis.

- Mouhamed est un musulman qui fait la prière, le jeûne, paie la zakat et s'éloigne des péchés seulement parce qu'il aime Allah pour qui Il est.

Attention, les trois sont des musulmans et Incha'Allah les trois iront au Paradis. Mais ils n'ont pas le même niveau de foi, Mouhamed ayant la foi la plus grande et la plus noble.

-



Tous les musulmans sont, en gros, soit des "Youssef", soit des "Brahim", soit des "Mouhamed".

Et ce n'est qu'en étant plus pieux que l'on peut progresser et essayer de devenir des musulmans aussi pieux et croyants que Mouhamed.


Pour finir, je n'ai qu'une chose à dire :



Qu'Allah Le Très-Haut fasse de nous des "Mouhamed".

Mais n'oublie-pas qu'avant qu'Allah ne nous change, il faut que nous commencions  par changer nous-mêmes.

Résumé du texte (pour les personnes pressées) :

Dans la vie, il y a : 



    - Des gens qu'on doit pousser ou caresser du bâton pour qu'ils avancent vers le Paradis et qu'ils s'éloignent de l'Enfer,

   - Des gens devant à qui on doit balancer une carotte pour qu'ils avancent vers le Paradis et

     - Des gens qui avancent tout seuls vers le Paradis parce qu'ils veulent être avec Allah (swt).

A mon avis, mieux vaut être quelqu'un qui avance tout seul. Et être avec Allah est la seule chose que je désire.

Il n'y a de Puissance ni de Force qu'en Allah.

Par Maryam
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Vendredi 8 décembre 2006

La blessure

*

abris en bois, auvents, auvent, hautvent, haut-vent, fabricant, grossiste, importateur équipement pour les professionnels du Camping et equipements de l'hotellerie de plein air, vente en gros, importation, import, fabrication, équipementier

*

Il était une fois un garçon avec un sale caractère.

*

Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et se disputerait avec quelqu'un.

Le premier jour, il en planta 37 dans la barrière.

Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour.

Il avait découvert qu'il était plus facile de se contrôler que de planter des clous...

Finalement arriva le jour où le garçon ne planta pas le moindre clou dans la barrière.

Alors il alla voir son père et lui dit que pour ce jour, il n'avait pas planté de clou.

Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience.

Les jours passèrent et finalement, le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière.

*

Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit:

*

"Mon fils, tu t'es bien comporté, mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera plus jamais comme avant.

Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là.

*

Tu peux planter un couteau dans un homme et après lui retirer mais il restera toujours une blessure..."

*

Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera.

Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique.

Les amis sont des bijoux rares, ils te font sourire et t'encouragent.

Ils sont prêts à t'écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et ils t'ouvrent leur coeur .

Montre à tes amis combien tu les aimes !!!


Par Maryam
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Vendredi 8 décembre 2006

Le papillon

et les ailes de la vie

The Cocoon/le cocon

Un homme qui se promenait vit un cocon dans un petit trou.
Il s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou.

Après un long moment, le papillon semblait avoir abandonné, et on aurait dit qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait pour sortir de ce trou, sans succès.

Alors, l’homme décida d’aider le papillon : il prit des ciseaux et ouvrit le cocon.
Le papillon sortit aussitôt mais son corps était maigre et engourdit, ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine.

L’homme continua à l’observer, pensant que d’un moment à l’autre les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon, pour qu’il puisse prendre son envol.

Il n’en fut rien !

Et le pauvre papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Il n'arriva jamais à voler.

Ce que l'homme, dans son empressement et animé par des sentiments de compassion, n'avait pas compris, c'est que la constriction exercée par le cocon et la lutte exigée du papillon pour sortir par la petite ouverture étaient l’effort nécessaire prévus par Allah pour pousser le liquide du corps du papillon vers ses ailes pour qu'il soit prêt à prendre son envol une fois sorti du cocon. Parfois, les luttes sont exactement ce dont nous avons besoin dans la vie.

" La morale de cette histoire est que si Allah nous permettait de traverser la vie sans obstacles, nous deviendrions infirmes. Nous ne serions pas aussi fort que nous le somme. De plus, nous ne pourrions jamais prendre notre envol."



J’ai demandé la force… et Allah (swt) m’a donné les difficultés pour me rendre fort.

J’ai demandé la sagesse… et Allah swt m’a donné des problèmes à résoudre.

J’ai demandé de pouvoir voler… et Allah (swt) m’a donné des obstacles à surmonter.

J’ai demandé l’amour… et Allah (swt) m’a donné des frères et sœurs à aider dans leurs problèmes.

J’ai demandé des faveurs…et Allah swt m’a donné des potentialités.

Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé… mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin.

Vie ta vis sans peur, affronte les obstacles et démontre que tu peux les surmonter !

 

"On ne peut donner que deux choses à nos enfants :

des racines et des ailes".


Butterfly

Par Maryam
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Vendredi 8 décembre 2006

La voie du succès

 

Khalid ibn al walid, celui que le messager d’Allah  avait nommé l’épée d’Allah (swt) parmi ses compagnons rapporte:

« un bédouin est une fois venu auprès de l’envoyé de Dieuet lui dit :

Le bédouin (B) : Ô envoyé de Dieu, je suis venu te demander ce qui parmi les œuvres me seraient profitable ici bas et dans l’au-delà.
Le Prophète : Annonce ce que tu veux.

B : Je voudrai être le plus savant parmi les hommes.
: Crains Dieu et tu seras le plus savant parmi les hommes.

B : Je voudrai être le plus riche des hommes.
Le Prophète : Contente toi de ce que tu as et tu seras le plus riche des hommes.

B : Je voudrai être le plus juste parmi les hommes.
Le Prophète: Aime pour les pauvres ce que tu aimes pour toi mêmes et tu seras le plus juste parmi les hommes.

B : Je voudrai être le meilleur parmi les hommes.
Le Prophète : Sois serviable envers eux et tu en seras le meilleur.

B : Je voudrai être le plus privilégie des hommes auprès de dieu.
Le Prophète : Invoque Dieu le plus souvent et tu le seras.

B : Je voudrai une foi parfaite.
Le Prophète : Ennoblis la vertu et tu auras une foi parfaite.

B : Je voudrai être parmi les bienfaisants.
Le Prophète: Adore Dieu comme si tu le vois, car si tu ne le vois pas, lui te vois, et tu seras.

B : Je voudrai être parmi les plus dévoués à dieu.
Le Prophète : Acquitte toi de tes obligations divines et tu seras parmi les plus dévoués à Dieu

B : Je voudrai rencontrer Dieu sans souillures.
Le Prophète : Adore Dieu ?

B : Je voudrai être imprégné de la lumière divine le jour de la résurrection.
Le Prophète : Ne te nuis pas et ne laisse personne, et tu seras imprégné de la lumière divine le jour de la résurrection.

B : J’aspire à la clémence au jour de la résurrection.
Le Prophète : Sois clément envers toi-même, envers les autres, et tu trouveras la miséricorde de Dieu le jour de la résurrection.

B : Je voudrai avoir le moins de péchés possibles.
Le Prophète : Implore beaucoup le pardon de ton Seigneur, et tu en auras le moins.

B : Je voudrai être le plus noble parmi les gens.
Le Prophète : Ne te plains jamais de ta condition auprès des gens et tu seras le plus noble parmi les gens.

B : Je voudrai être le plus fort des hommes.
Le Prophète : Confie toi à Dieu et tu seras le plus fort des hommes.

B : Je souhaite que Dieu agrandisse ma portion.
Le Prophète : Purifie toi constamment et Dieu agrandira ta portion.

B : Je voudrai être parmi les bien-aimés de Dieu et son Prophète.
Le Prophète : Aime ce qu’aiment Dieu et son Prophète et tu le seras.

B : Je voudrai être à l’abri de la colère divine le jour de la résurrection.
Le Prophète : N’en veux à aucune créature de Dieu et tu seras à l’abri de cette colère.

B : Je voudrai que mes prières soient exaucées.
Le Prophète : Evite l’illicite et tes prières seront exaucées.

B : Je voudrai que Dieu me préserve de l’humiliation le jour dernier.
Le Prophète : Gardes toi de l’adultère pour que ton Seigneur ne t’humilie pas.

B : Je voudrai que mon seigneur m’honore au jour dernier.
Le Prophète : Ne discrédite pas ton prochain et tu le seras.

B : Qu’est ce qui préserves des péchés ou des erreurs.
Le Prophète : Larmes, humilité, maladies.

B : Quelle est l’œuvre la plus méritoire auprès de Dieu ?
Le Prophète : Bonne moralité, humilité, endurance aux épreuves.

B : Qu’est ce qui apaise la colère du seigneur ici bas et dans l’au-delà ?
Le Prophète : L’aumône discrète et l’entretien des liens de parenté.

B : Qu’est ce qui préserve du feu de l’enfer au jour dernier ?
Le Prophète : L’endurance dans les épreuves et malheurs.

 

Désormais mes frères et soeurs oeuvrons donc afin de connaître le succès le Jour dernier, le jour ou seul les bonnes oeuvres témoigneront en notre faveur.

Par Maryam
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Samedi 9 décembre 2006

*

L'ange de la mort

*

Il était 4 h du matin
Lorsque la mort frappa à la porte.

Qui est-ce ? S'écria l'homme hébété.
Je suis Izraël. Laisse-moi donc entrer!

Alors l'homme se mit à trembler,
Comme pris d'une fièvre subite.

Il cria à sa femme endormie :
Ne le laisse pas me prendre la vie !

S'il vous plaît, O Ange de la mort !
Laissez-moi, je ne suis pas encore prêt.

Ma famille vit à mes dépens,
De grâce, ton acte suspend .

Déjà l'ange de la mort se tenait au seuil de sa porte.
Ô mon ami, l'ordre d'Allah ne peut être différé,

Prépare-toi, pour la tombe,
C'est pour maintenant.

Je te couvrirai d'or,
Mais épargne-moi la tombe sombre.

Pourquoi as-tu peur, ô homme, de mourir selon le voeu d'Allah ?
Viens, souris-moi et ne t'attriste point,
Soit heureux de revenir vers Lui.

Ô ange j'ai honte de moi, je n'avais pas le temps de penser à Allah,
Du matin au soir, je faisais ma richesse sans pensée pour ce moment.

Aux ordres d'Allah, je n'ai point obéi,
Tout comme jamais, cinq fois par jour, je n'ai prié.

Les "Ramadhan" venaient, les "Ramadhan" passaient,
Mais toujours sans mon repentir.

Le Hajj fut déjà Faraz sur moi,
Mais de mon argent, je ne voulus point me départir.

La charité, j'ignorais,
Mais l'usure et l'intérêt, je m'en accaparais.

Mes engagements, j'oubliais.
L'administration, je craignais,

De ma foi, j'avais honte.
Le blâme des mécréants m'effrayait.

La détresse de mes frères m'ennuyait.
Les artifices de ce monde m'attiraient.

Les mécréants, j'imitais,
Le champagne et le vin, j'appréciais.
Les femmes m'attiraient.

Malheur sur moi!
Ô ange, accorde-moi donc un sursis.



J'ai peur, dit l'ange, que ce moment soit le dernier de ta vie .
Ne sais-tu pas, qu'à la mort, goûtera chaque âme ?

Tu as vécu dans ce monde et tes parents tu as négligé,
Tandis que le mendiant, affamé, tu repoussais.

Tes filles chantent et dansent dans les boîtes de nuits.
Tes fils se sont perdus avec des femmes sans vertu ni foi.

Au lieu de procréer des musulmans,
Tu as fait de tes enfants des mécréants.

Riches, mais si pauvres !
L'appel du muezzin, tu ignorais,

Tout comme le Coran t'est étranger.
Tes promesses ne furent jamais tenu,

Et ton arme favorite était la calomnie.
Tes employés, tu sous-payais,

Et le fruit de leur travail, tu récoltais,
Jamais partagé avec le pauvre ou l'orphelin.
Les malades tu fuyais la compagnie.

Ô ange de la mort,
Je sais, j'ai honte

Que n'ai-je reçu de ta part,
Des signes, quelques avertissements,

De cette mort si imminente !
Âme misérable, le Créateur y a pourvu.

Point donc ne L'insulte, Il est parfait.
Mais à Ses signes tu restais sourd et aveugle.

Tes cheveux blancs t'annonçaient le retour...
Ta vue faiblissante t'annonçait le retour...

Ta force qui s'étiole t'annonçait le retour..
Ton échine recourbée t'annonçait le retour...

Voilà des avertissements suffisants,

Pour des gens qui réfléchissent !
Mais ta préoccupation se confinait à ce monde.

Puisque le Coran tu as ignoré,
Sache au moins alors, qu'il y était écrit

Que ce monde n'est qu'un éclair devant l'éternité.
Mais les avertissements du Coran, tu as dédaigné!

Cesse de pleurnicher, O humain!
Vers ton Créateur sera ton retour,

Car ton âme je la prends maintenant.
Le répit m'est interdit.

Un cri de l'homme et sur le sol il s'affaissa.
Son corps immobile, son visage éteint.

Il semblait se reposer, du sommeil éternel.
Son corps ne pouvait simplement plus exprimer

La douleur alors toujours intense de l'âme qu'on arrache.


La vie, des fois, peut réserver des surprises, mais jamais la mort.
Car enfin, chacun sait bien, qu'il est né... pour un jour, mourir !

Par Maryam
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